Alice au Pays des Merveilles

/!\ Ce tome est le troisième de la saga. Dans la suite de cette chronique, il y a donc de forte chance pour que je parle de choses qui se sont passées dans les tomes précédents dont tu peux lire mes avis ici

Si tu n’as pas lu les tomes précédents ou si tu ne les as pas finis, ne poursuis pas la lecture de cet article 🙂

Couverture du livre Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll

Date de parution : Juillet 1865

Assise au bord de la rivière, Alice s’ennuyait un peu quand soudain, venu de nulle part, surgit un lapin blanc pressé de regagner son terrier. N’hésitant pas à le suivre, Alice pénètre dans un monde de prodiges et de menaces qui n’est autre que le royaume de l’enfance. Et voici le chat de Cheshire à l’étrange sourire, la terrible Reine de Coeur, le Chapelier fou et le Lièvre de Mars, la Fausse Tortue et le Valet-Poisson…

POURQUOI J'AI EU ENVIE DE LE LIRE ?

Depuis qu’elle est bébé, ma fille adore le personnage d’Alice (va savoir pourquoi) et le livre fait partie des livres préférés de son père (en fait, je soupçonne que ça soit la raison pour laquelle bébé L. aime tellement cette histoire). De mon côté, je ne connais d’Alice au Pays des Merveilles que le classique d’animation Disney (et le live qui a été réalisé par Burton). Il est donc temps que je découvre ce roman.

Note : ici, je ne parlerai que de la première partie. Je me réserve de L’Autre Côté du Miroir pour la semaine prochaine :p

CE QUE J'EN AI PENSÉ

Oh ça se lit bien et, personnellement, je retrouve dans l’histoire un mélange du film d’animation et de l’adaptation de Burton. Le début me plait (d’autant plus que l’histoire est de temps en temps accompagnée d’images :p).

Au fil de ma lecture

Ne pas ouvrir si tu as l'intention de lire le livre

Rêvassant, Alice aperçoit un lapin blanc qui porte une grosse montre gousset qu’il sort de son gilet. N’ayant jamais vu de lapin avec un gilet, elle décide de le suivre.

Elle entre dans un terrier et tombe dans un trou qui semble sans fond. Durant sa chute, elle se pose tellement de questions ; on sent que la chute est longue. Elle finit par « atterrir » dans une salle pleine de portes. La seule que la clé qu’elle a trouvée lui permet d’ouvrir est toute petite et elle donne sur un magnifique jardin. Il faut qu’elle puisse « rentrer en elle-même comme une longue vue » pour pouvoir la franchir. Si seulement elle savait comment faire. Étant donné ce qu’il s’est passé jusqu’à présent, elle se dit qu’il y a vraiment peu de choses qui sont impossibles. Elle doit juste savoir comment faire.

Elle trouve un flacon qui lui indique de le boire, ce qu’elle fait après quelques instants de réflexion. Parfait ! La voilà à la bonne taille, mais elle a laissé la clé sur la table et impossible de l’atteindre.

A présent, une boîte de gâteaux apparaît. Elle en mange un. Cette fois, elle devient immense. Certes, elle peut attraper la clé, mais impossible de passer la porte.

C’est alors que le lapin apparaît de nouveau et s’interroge sur une Duchesse qui risque d’être en colère. Quand Alice l’interpelle, le lapin blanc prend peur et s’enfuit, laissant tomber des gants et un éventail.

Fiou ! Mais quelle pipelette cette Alice :p et toutes ses interrogations. Ça carbure à toute vitesse dans sa tête ^^

Grâce à l’éventail du lapin qu’elle utilise pour se rafraîchir, elle commence à rétrécir. Une fois encore, la voici à la bonne taille mais toujours sans la clé et surtout elle est au milieu d’une mare de larmes (qu’elle a créé bien malgré elle quand elle était géante).

Fiou c’est quand même farfelu toute cette histoire et les « divagations » d’Alice (pour reprendre le terme dans le Disney :p ).

Nageant comme elle le peut pour ne pas se noyer dans cette mare de larmes, Alice rencontre une souris qui parle, qui se froisse facilement et qui n’aime ni les chiens, ni les chats. Elle aide Alice ainsi que tous les animaux et oiseaux tombés dans mare (un dodo, un canard, un aiglon, un lieu, etc.) à regagner le rivage.
Une fois tous sur la rive, ils font un conseil pour trouver un moyen de se sécher. La Souris prend la parole et commence à parler “histoire”… (drôle de façon de se sécher… je ne vois pas comment ça peut marcher). Comme ça ne fonctionne pas, le Dodo propose une autre solution, une course au « Caucus ». Tous se mettent à courir en rond, commençant et s’arrêtant quand ils le veulent (c’est le bazar ^^). Néanmoins une demie heure plus tard les voilà tous secs 🙂

Alice demande alors à la Souris de lui raconter son histoire et surtout pourquoi elle déteste les chiens et les chats. Cela dit, Alice n’est pas polie : elle rêvasse plutôt que d’écouter l’histoire, ce qui agace la Souris, qui se vexe et s’en va.

Alice parle alors de Dinah, sa chatte et elle fait peur à tout le monde quand elle dit qu’elle chasse les oiseaux comme personne. Tout le monde s’enfuit, laissant la fillette toute seule. La voilà de nouveau en pleurs.

Quelques instant plus tard, le Lapin Blanc est de retour. Il cherche ses gants et son éventail, perdus un peu plus tôt. Il croise Alice et la prend pour Marie-Anne, sa bonne. Il lui demande alors de filer à la maison lui apporter les objets. Ne voulant pas le contrarier, Alice s’exécute.

Une fois à la maison, elle trouve rapidement les gants et l’éventail. Alors qu’elle s’apprêtait à repartir, son regard est attiré par une bouteille. Elle va en boire la moitié. La voilà de nouveau géante : sa tête touche le plafond, ses bras passent par la fenêtre, elle se recroqueville comme elle le peut. En tout cas, elle ne peut plus sortir de la maison.

Pressé de récupérer ses affaires, le Lapin Blanc revient à la maison. Il est effrayé par le bras qui sort de la fenêtre. Il demande de l’aide à Pat (je pense que ça doit être un de ses domestiques… ce n’est pas très clair).
Un certain Bill grimpe sur le toit et descend dans la cheminée. Alice donne un coup de pied dedans et le pauvre Bill ressort rapidement. Le Lapin Blanc et Pat le récupèrent et essaient de savoir ce qu’il s’est passé.

Wah… ce livre n’a vraiment ni queue ni tête :/

On lance des cailloux par la fenêtre. Ceux qui entrent dans la maison se transforment en gâteau. Alice en mange un et retrouve une taille lui permettant de sortir par la porte. Elle s’enfuit rapidement de la maison vers le bois touffu. (Je t’épargne la description des animaux qui étaient devant la maison et ce qu’ils faisaient ; c’est n’importe quoi =) ).

Cherchant de quoi manger pour retrouver sa taille normale, Alice rencontre une chenille bleu, fumant un narguilé, assise sur un champignon. La communication est bien compliquée entre la Chenille et Alice… Après un moment d’une discussion qui ne mène à rien, la Chenille dit a Alice qu’un côté du champignon la fera grandir et l’autre rétrécir. La fillette va pouvoir retrouver une taille qu’elle juge correcte.

Alors qu’elle avait retrouvé sa taille, la voilà face à une maison d’environ 1m20. Pour ne pas effrayer ses occupants, elle grignote un petit morceau de champignon pour trouver la taille idéale afin de s’approcher de la demeure. De loin, elle observe 2 valets : l’un ressemble à un poisson, l’autre a une grenouille. C’est rigolo parce que ce passage me rappelle celui qui est dans le livre La Bibliothécaire. Ça me fait bizarre de faire le lien entre 2 histoires comme ça ^^ Enfin bref. L’un des 2 valets remet à l’autre une lettre : une invitation de la Reine pour la Duchesse à une partie de croquet.

En pénétrant dans la pièce, Alice ne cesse d’éternuer : beaucoup trop de poivre flotte dans l’air ; la cuisinière a dû avoir la main lourde.
La Duchesse berce un bébé qui n’arrête pas de pleurer, et un gros chat sourit… La scène est très très étrange. Oh oui de plus en plus étrange 😮 La cuisinière, d’un seul coup, pète un plomb et lance tout ce qui lui passe sous la main sur la Duchesse et le bébé. Celle-ci ne semble pas déranger et se fiche que le bébé soit blessé. D’ailleurs elle le prend assez mal quand Alice s’en mêle :/

Au bout d’un moment, Duchesse confie le bébé à Alice car elle doit se préparer pour sa partie de croquet avec la Reine.
La jeune fille sort de la maison avec le petit dans les bras pour se balader. Après quelques mètres, quand elle regarde le nourrisson qui est dans ses bras, elle s’aperçoit que c’est un cochon. Elle le pose au sol et le laisse partir vers le bois.

Une fois seule, Alice lève la tête dans un arbre où se trouve le Chat de Cheshire qui lui sourit. Il lui indique 2 directions : celle vers le Chapelier et celle vers le Lièvre de Mars. Alice choisit d’aller voir ce dernier.

Nous voici à présent dans la maison du lièvre de Mars où lui, le Chapelier et un loir prennent le thé.

Eh voilà que trotte dans ma tête des scènes du dessin animé et le fameux « un joyeux non anniversaire« .

Oh 😮 Le Temps est fâché après le Chapelier et le Lièvre de Mars. Les voilà coincés à 6h, heure du thé. Impossible de partir. Ils n’ont qu’une chose à faire, boire le thé (même pas le temps pour la vaisselle :/ ).
Finalement les remarques désagréables du Chapelier ont raison d’Alice qui s’en va. Personne ne remarque son départ d’ailleurs.

La voilà de retour dans la pièce du début, celle avec la petite porte qui donne sur un beau jardin. Cette fois, elle prend la clé, déverrouille la porte et seulement après, elle mange un morceau de champignon pour avoir la bonne taille.
A présent, elle se trouve dans un magnifique jardin de roses. Là, des cartes à jouer sont en train de peindre des rosiers blanc en rouge. Ce sont les jardiniers de la Reine et ils se sont trompés de couleur de rosier en le plantant. Ils essaient de « réparer » leur erreur avant que la Reine s’en aperçoive. D’ailleurs la voilà. Ils se jettent à plat ventre.

Mouahahaha ! Alice tient tête à la Reine, du coup celle-ci veut lui couper la tête :p Heureusement que le Roi est là pour la calmer.

Finalement, Alice est invitée à jouer au croquet. D’ailleurs ,au passage, la Duchesse a été condamnée à avoir la tête coupée : elle est arrivée en retard, la Reine lui a fait une réflexion que la Duchesse n’a pas appréciée. Elle a giflé la Reine =)
Bon cela dit, personnellement, à la place d’Alice, je me serai bien passé d’une partie de croquet pareil :/ Des flamands roses en guide de maillet, des hérissons roulés en boule pour faire office de balles et des cartes à jouer en guise d’arceaux… Bref, un vrai bazar (non non je ne suis pas rabat-joie).
Pour couronner le tout, le Chat vient s’inviter à la partie. Il ne plaît pas à la Reine qui veut lui couper la tête. Mais comment faire pour séparer la tête d’un corps qui n’existe pas ? (le Chat ne s’était pas montré en entier, seule sa tête est visible). La Reine envoie chercher la Duchesse en prison étant donné que c’est la maîtresse du Chat.

Finalement, quand la Duchesse arrive, elle passe son bras sous celui d’Alice et s’éloignent toutes les 2. On dirait de vieilles amies en train de bavarder (même si leur discussion n’a aucun sens…). Quoi qu’il en soit, la Duchesse semble de bien meilleure humeur et, elle est, d’une certaine façon sensé : pour elle, chaque événement, chaque instant apporte une morale à tirer. Dès qu’elle prononce une phrase, elle ajoute “et la morale à tirer de tout ça c’est…” mais on ne comprend jamais rien à ce qui suit 😀

Finalement, leur échange est interrompu par la Reine qui revient chercher Alice pour finir la partie de croquet. A la fin de la partie, il ne reste que le Roi, la Reine et Alice. Tous les autres joueurs ont été arrêtés pour être exécutés (mais le Roi gracie tout le monde à chaque fois ^^). La Reine décide donc d’emmener Alice voir la Simili-Tortue pour qu’elle lui raconte son histoire. Pendant ce temps, Sa Majesté irait s’occuper de ses exécutions.
C’est donc parti pour l’histoire de la Simili-Tortue (qui fait de temps en temps des pauses pour sangloter). Au commencement, c’était une tortue. Bon bah euh… Au final, on se retrouve à parler homard et merlan et on ne sait toujours pas pourquoi c’est une Simili-Tortue.
Au beau milieu d’une chanson de la Simili-Tortue, une voix dans le lointain crie “le procès va s’ouvrir« . Le Griffon (qui est le geôlier de la tortue) y emmène Alice qui ne sait même pas de quel procès il s’agit.

Il s’agit donc du procès du Valet de Coeur qui a, semble-t-il, volé des tartes faites par la Reine. Durant ce procès, on retrouve les personnages rencontrés tout au long du livre. Après le Chapelier et la cuisinière de la Duchesse, c’est Alice qui est appelée comme témoin. Rolala… je sens que ça va être le bazar (oui oui encore plus), parce qu’Alice est en train de grandir :/ Alors qu’elle avait retrouvé sa taille normale, toutes les cartes lui sautent dessus.

Finalement, Alice se réveille sur les genoux de sa soeur.

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En conclusion

Wah. Le Disney est l’un des films d’animations que j’aime le moins parce que je le trouve déstructuré, tordu, sans intérêt. Mais en fait, il est vraiment le reflet de ce livre… tout au long de ma lecture, j’ai été dans le flou total. On passe du coq à l’âne, ça n’a aucun sens…c’est farfelu, sans queue ni tête.

Bref, je n’ai pas aimé ce livre et j’ai du mal à comprendre ce qui plaît aux gens dedans (même mon copain n’a pas su me dire pourquoi il aimait cet univers).

Je ne peux pas dire que je ne le recommande pas parce que je pense qu’il est particulier et qu’on ne peut pas savoir à l’avance si le livre nous plaira ou non. A mon avis soit tu accroches à l’univers et au style soit ça ne te plaît pas.

J’ai lu le livre jusqu’au bout (parce qu’il n’est pas long et il y a des images), mais il me laisse totalement perplexe et sans vrai avis au final… en fait, il me laisse indifférente j’ai l’impression. Comme si je disais à la fin « moue… je l’ai lu, mais sans plus« .

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7 Commentaires

  1. N’étant pas fan des Disneys (les anciens) et celui la particulièrement j’avoue que ton avis final ne me tente pas ! Même si au premier abord la couverture j’ai beaucoup aimé ^^

    1. On m’a judicieusement dit sur Facebook que, pour apprécier le livre, il fallait une imagination débordante. ça n’est clairement pas pour moi ^^ Je voulais lire la suite dans la foulée, mais je pense que je vais attendre un peu 😀

  2. Je n’aime pas du tout ce Disney, comme toi je trouve qu’il n’a pas d’intérêt. Vraiment je ne l’aime pas.
    Si le livre est pareil : c’est sûr, je ne le lirai jamais.

    1. Le livre est pareil, et peut-etre même pire. Tu as de long passage où tu commences un truc, puis ça dévie sur autre chose qui n’a pas de sens, et au final tu n’as pas la fin du premier truc dont ils parlaient.

      En fait, cette lecture m’a épuisée. Mon cerveau n’arrivait pas à suivre toutes ces choses farfelues

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