Les Arpenteurs du Ciel – Nibelungen (T.2)

/!\ Ce tome est le second de la saga. Dans la suite de cette chronique, il y a donc de forte chance pour que je parle de choses qui se sont passées dans le tome précédent dont tu peux lire mon avis ici.

Si tu n’as pas lu le tome précédent ou si tu ne l’as pas fini, ne poursuis pas la lecture de cet article 🙂

Couverture du second tome de la duologie Nibelungen de Sophie Fischer

Date de parution : Juin 2022

Alors que Gilburg panse ses plaies, Rikke et Ulrik se rongent les sangs. Gardés captifs par la mairesse de la ville, ils ignorent ce qu’il est advenu d’Answald.
Le sort de frère Eberhard, néanmoins, est scellé : il doit se rendre à Santuario, la Sainte Cité, pour y être jugé par le Pape lui-même. Quatre mois de voyage à travers les montagnes. Quatre mois de dangers au gré du Nibel… Mais le mystérieux étranger venu des cieux offre de conduire le prêtre lui-même, à bord de sa fabuleuse machine volante. Sommés de témoigner pour lui, Rikke et Ulrik s’apprêtent à embarquer, ainsi que Fredericka Selig, la guide qui doit indiquer le chemin à Elias.
Que découvriront-ils, au-delà des nuages ? Le Nibel s’étend-il vraiment sur le monde entier ? Et si le plus grand danger ne se trouvait pas là où ils le pensent ?

POURQUOI J'AI EU ENVIE DE LE LIRE ?

Le premier tome se termine sur un énorme cliffhanger. Olfram, le prêtre, était possédé par le Nibel et se transformait peu à peu en Nibelung. Il avait attaqué Ulrich, Rikke et Answald. La jeune femme est blessée au visage, son frère est évanoui et pour le guide… Eh bien, on ne sait pas trop ce qu’il est advenu de lui après l’attaque de l’homme d’Église.

J’avoue que j’étais impatiente d’avoir le second tome entre les mains. J’espère qu’il reprend là où l’on s’est arrêté.

CE QUE J'EN AI PENSÉ

Pas de résumé de ce qu’il s’est passé dans le premier tome. Je pense que si tu as lu celui-ci il y a un moment, ça peut être dérangeant (personnellement, je suis allée relire mon avis détaillé ; c’est plutôt « frais » dans ma tête).

L’histoire reprend quelques jours après l’attaque. Le Nibel a reculé. Il y a des morts, des blessés, des potentiels « possédés ».

Au fil de ma lecture

Ne pas ouvrir si tu as l'intention de lire le livre

Frère Eberhard est dans une cellule, prisonnier. Il a décidé de s’isoler et de se plonger dans le silence. Rolala… J’ai peur de ce qui a pu se passer pour qu’il s’impose ça. Hum… La population a peur qu’un autre homme d’Église ne soit manipulé par le Nibel ; alors ils l’ont enfermé.

L’archevêque lui rend visite et il trouve une explication religieuse à l’attaque qu’a subi Gilburg : Dieu les a punis pour avoir accueilli l’étranger avec son appareil volant. Le nom du père Olfram ne sera pas sali… Il va être protégé par l’Église ? Bon cela dit, ce n’est pas vraiment sa faute hein, il était sous l’influence du Nibel.
Oh… Frère Eberhard doit être jugé pour avoir tué l’un des leurs… Il a tué le père Olfram alors… Pfff… l’Église va faire en sorte que personne ne sache ce que le père a fait, mais lui va être jugé pour les avoir sauvés et personne ne le saura…

L’archevêque décide d’envoyer le prêtre à la Sainte Cité, Santuario, où il sera jugé par le Pape lui-même pour son crime.

Rhoooo on ne sait toujours pas si Answald est vivant ou non… J’imagine que oui hein.. Mais comment a-t-il survécu à ses blessures ?

De leur côté, Rikke et Ulrik ont été emmenés par la garde et son enfermés dans une suite de luxe qui appartient à Elfrida Reinberg, la maire de Gilburg. Ils sont eux aussi prisonniers et même si la justification n’est pas claire les concernant, la maire a plusieurs raisons de vouloir les garder enfermés : ils ont tué un homme d’Église haut placé (complices de frère Eberhard), ils en savent trop sur la vague de Nibel qui a envahi la ville et Rikke a insulté Elfrida quand elle est revenue de sa « balade » en dirigeable après l’attaque de la ville.
Voilà quatre jours qu’il sont enfermés sans avoir de nouvelles d’Answald et de Frère Eberhard. Ce dernier a emmené le guide, inconscient, à l’hôpital le plus proche après leur avoir sauvé la vie en abattant Oswald.
Alors que Rikke commence à perdre patience, une lettre de frère Eberhard leur parvient.

Cette lettre inquiète le frère et la soeur concernant leur avenir. Ils ne comprennent toujours pas pourquoi il sont retenus prisonniers et ça angoisse Rikke que personne n’ait de nouvelles d’Answald. Ulrik suggère qu’elle sorte par la fenêtre afin de se rendre elle-même à l’hôpital (peu importe qu’ils soit au 3e étage, ils ont connu bien pire que ça). Pourtant, leur discussion prend une toute autre tournure quand Ulrik annonce à sa sœur qu’il refuse de se faire opérer (alors que c’est la raison de leur présence dans cette ville).

Peu de temps après, une seconde lettre arrive : ils sont tous deux convoqués à la mairie. Frère Eberhard sera également présent. Est-ce qu’ils vont partir tous ensemble à Santuario ? Guidés par Answald qui n’est pas mort ?

Oh tiens ! On retrouve Fredericka Selig, la guide que l’on a rencontré edans le premier tome et qui est “amie” avec Answald. Je sens qu’on va davantage la connaître dans cette seconde partie de l’histoire.

Depuis l’attaque du Nibel, elle n’a plus de nouvelles de son ami et cela l’inquiète. Alors, elle décide d’assister à l’exil des personnes contaminées. Peut-être y verra-t-elle le guide ?

En descendant dans les étages inférieurs, l’ampleur des dégâts est encore bien pire que ce qu’elle imaginait. Il ne reste plus rien des habitations, seulement des gravas.

Arrivée devant les exilés, Fredericka ne voit pas Answald. Impossible néanmoins pour elle de rester là, à assister à la scène. Elle préfère fuir et retourne à son auberge où un homme a déposé un courrier à son intention. Elle aussi a été convoquée à la mairie (serait-ce la guide choisie pour accompagner frère Eberhard ?).

Oh eh bien, Answald est lui aussi à la mairie 🙂 Il n’est donc pas mort, même s’il a l’air d’avoir des blessures internes (Ulrik perçoit le fait qu’il a du mal à respirer profondément).

Comme je le pensais, ils sont tous envoyés à Santuario, ce qui représente un voyage de quatre mois. Néanmoins, étant donné le titre du livre, est-ce qu’on peut envisager le fait qu’ils s’y rendent en aéronef ? 😛
Eh bien c’est effectivement la proposition que leur fait Elias. Perso, je me méfie de lui… Déjà dans le premier tome j’avais un mauvais pressentiment à son sujet et j’avoue que ça se confirme… Et s’il se proposait de les accompagner pour s’en prendre au pape ? Au lieu de 4 mois par la terre, Elias Nember affirme que le voyage ne durera que quatre ou cinq jours en aéronef. Tout le monde accepte de partir. Ils seront également accompagnés du père Benedikt qui affirme vouloir protéger frère Eberhard (ou en tout cas, il veut faire en sorte qu’il puisse défendre son cas devant le Pape).

C’est Answald lui-même qui a recommandé Dame Selig pour les guider dans les airs (il fallait quelqu’un qui connaît bien le continent mais qui soit aussi neutre dans l’affaire du père Olfram).
J’ai l’impression que la relation naissante entre lui et Rikke est froide non ? Le guide a l’air de prendre ses distances avec elle.
Ah bah non. En fait, c’est un solitaire et il a du mal avec cette amitié naissante entre lui, le frère et la sœur. Et il se pose des questions sur son avenir en tant que guide si Elias partage la technologie des aéronefs : son métier n’existerait plus, ou différemment.

Le jour du départ, tous sont enthousiastes, excités par le voyage dans les airs. Cependant, lorsqu’ils s’aperçoivent que le Nibel recouvre tout, leurs sourires disparaissent…

Étrangement, Rikke, Ulrik et Answald se méfient d’Elias. Tout ce qu’il raconte semble trop beau pour être vrai, et en toute franchise, je partage leur avis / ressenti.

Elias permet à Answald de piloter quelques instants l’aéronef. Le guide partage cette expérience avec sa consoeur et tous deux envisagent leur vie de guide avec cette technologie. Leur métier serait bien différent, moins risqué mais tout aussi excitant. Encore faudrait-il que l’étranger accepte de partager son savoir. Pour l’instant, il est évasif sur le sujet…

Humm.. Quelqu’un dans la famille de Fredericka est une victime du Nibel je pense à ses parents peut-être.

Je ne sais pas ce qu’Elias cherche à prouver à Fredericka… Il fait plonger l’Épervier dans le Nibel et ils se font traquer par une créature.
Heureusement, Elias arrive à manoeuvrer comme il faut l’aéronef avant qu’ils ne soient attaqués. Cependant, il s’est attiré les foudres des deux guides.

Au passage, Answald se fait remonter les bretelles quand Frédérick apprend qu’Olfram lui a brisé des côtes et que ses organes internes sont touchés. La rouquine lui ordonne de se reposer. Tous sont sous sa responsabilité ; il doit obéir.

Alors que le voyage reprend plus paisiblement et que le père Benedikt paraît de plus en plus suspect au yeux de frère Eberhard (il le surveille pour faire un rapport sur lui au Pape à leur arrivée), l’Épervier perd brusquement de l’altitude.

Elias est occupé à faire tenir le cap à l’appareil, alors c’est Rikke qui tente de découvrir les raisons de la panne. Elle découvre quelque chose qui la pousse à croire que l’étranger leur ment et qu’il ne vient pas d’ailleurs, mais des secousses de l’appareil l’empêche d’en dire plus à Answald qui l’avait rejoint.
Les soubresauts sont violents et tous deux sont ballottés d’un côté à l’autre de l’appareil. La jeune femme se retrouve prise au piège dans des engrenages, une des ses jambes bloquée dans les dents d’une roue. Après de nombreux efforts et ignorant la douleur, elle arrive à dégager sa jambe et à rejoindre le guide qui gît, inconscient, non loin d’elle.

Rholala…. C’est stressant et prenant… Je ne sentais pas Elias dès le début…

Answald a du sang qui s’est écoulé de aa bouche et semble blessé à la tempe.
Il finit par se réveiller mais sa respiration est difficile.

L’appareil s’est « posé » on ne sait où, mais a priori, ils ne sont pas dans le Nibel (ce qui n’est pas une mauvaise nouvelle).

Rikke décide d’aller chercher du secours. Tout le monde va bien. Answald et elle sont récupérés et soignés le mieux qu’on le peut. Néanmoins, leurs blessures sont graves et ils vont devoir se reposer. Malheureusement, même si le Nibel n’est pas en vue pour le moment, ils ne pourront pas rester sur place au risque de se faire submerger par la prochaine vague. Elias est soit disant en train de tenter de réparer l’appareil.

Je suis curieuse de savoir ce qu’a appris Rikke. Mais avec tout ce qu’il s’est passé, elle a oublié. Je la comprends :/

Fredericka prend alors une décision douloureuse : ils vont quitter l’Épervier en laissant Rikke et Answald derrière eux. Ils iront chercher de l’aide et reviendront les secourir. C’est leur meilleure chance de survivre.
Ulrik refuse de laisser sa soeur. Frère Eberhard l’emmène alors de force 🙁

Ah bah comme je le pensais, fredericka a bien perdu quelqu’un dans le Nibel : son mari.

Sur leur route dans la montagne, le petit groupe tombe sur un cadavre, celui d’un Nibelung.

Urilk continue d’avoir des doutes sur Elias. En général, il arrive à capter l’aura des gens, ils sait les percevoir. Mais pour l’étranger, impossible. C’est comme si un filtre l’en empêchait. Urilk pense même qu’Elias Nember est une sorte de fantôme. Et si c’était un Nibelung qui avait évolué ? Ou le Nibel lui-même ? Ou l’inventeur du Nibel ?

Ce qui est plaisant avec l’écriture de ce livre, c’est que Sophie arrive à mettre en avant, à chaque chapitre, un personnage, à le faire devenir le personnage principal de l’histoire le temps de quelques pages. Tout en ayant un narrateur extérieur et omniscient, on en apprend plus sur chacune des personnes prenant part à l’expédition.

Tiens tiens tiens. Fredericka se mettrait-elle à avoir, elle aussi, des doutes sur Elias ? Il est vraiment étrange, d’autant plus qu’il semble vraiment touché par le sort qui a été réservé aux exilés. J’ai vraiment du mal à le cerner :/ Et le fait qu’il affirme qu’il connaît mieux qu’eux les Nibelungen, comme s’ils les avaient étudiés de près…

C’est Ulrik qui alerte le groupe : le Nibel est en train de grimper. Même s’il ne peut pas le voir, il l’a senti. Pris de panique, tout le monde essaie d’atteindre les hauteurs. Fredericka n’avait pas anticipé cette montée de la brume : aucun signe ne l’avait annoncé. Comment Ulrik l’a-t-il su? Est-ce que l’attaque qu’il a subi a créé un lien entre lui et le Nibel ? Est-ce qu’il a un don ? J’avoue qu’il est intriguant en plus d’être attachant. 
Malheureusement, leur course ne se passe pas comme prévu et Fredericka et Ulrik sont pris au piège dans la brume. D’ailleurs, à bout de souffle et blessée, la guide s’évanouit.


On retrouve Rikke et Answald à bord de l’Épervier. Eh bien ils sont tous les deux mal en point et sujets à une forte fièvre. Le Nibel les a engloutis depuis plus de 8 heures, mais Rikke ne panique pas. Elle affirme que l’aéronef est équipé pour survivre au Nibel. Cependant, étant donné qu’on suit Answald dans ce passage de l’histoire, on entend pas l’explication de la jeune femme : il s’endort avant.
La petite blonde n’a pas l’intention de rester là sans rien faire. Elle veut essayer de faire redémarrer l’aéronef. On apprend alors qu’elle a découvert qu’Elias utilise le Nibel en le modifiant pour s’en servir comme carburant. Elle pense aussi qu’il a menti en disant venir d’un autre continent : pour piloter un engin pareil, il faut au moins être deux : un qui tient la barre et un mécanicien pour intervenir en cas de panne. Elias n’a pas pu voyager seul. De plus, c’est comme si l’étranger connaissait parfaitement leur coutume et habitude de langages. Il n’avait commis aucune erreur. Pas de doute, il vient de leur propre région et s’était fait passer pour un étranger pour faire accepter sa machine.
Toutes ces révélations renforcent la détermination de Rikke, et ça fait fondre Answald. Ils échangent enfin un baiser :p


Quand Fredericka reprend connaissance, elle et ses compagnons ont été emmenés dans une cité inconnue, creusée dans la roche. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que c’est d’ici que vient Elias.
Tout le petit groupe parcourt la ville à la recherche d’informations. Une fois encore, Elias semble à son aise dans cet endroit… Il est vraiment étrange.
Ici, les prêtres ne sont pas du tout les bienvenus et les habitants sont méfiants envers le frère Eberhard et le père Benedikt. D’ailleurs, ils se font prendre à partie et subissent des jets de pierre. Ulrik les invite à fuir : les gens ne sont pas dans leur état normal.
Une femme leur vient en aide et elle semble en « contact » avec le Nibel, comme tous les gens de la cité on dirait… Et peut être même comme Ulrik…Ils entendent des voix, des murmures. Est-ce que le jeune aveugle va devenir un Nibelung ?

Wah ! J’apprécierais Ulrik mais là, j’avoue que je le trouve un peu gonflé dans ce qu’il dit : accuser sa sœur pour ce qui lui arrive, c’est un peu abusé quand même !

Après une discussion avec la guide, Fredericka a compris qu’Ulrik est condamné. Elle lui promet de récupérer Rikke et qu’il pourra lui dire au revoir. Rolala… Je sens que ce tome va être déchirant.
Elias finit par avouer à ses compagnons de route qu’il leur a menti. Il affirme également avoir appris à contrôler le Nibel. D’ailleurs Ulrik en fait les frais : le pilote arrive à le manipuler, ainsi que les gens de la cité qui fument du Nibel. Heureusement, l’aveugle résiste mais pas les habitants exilés. Il débarque dans la maison de leur hôte, près à s’en prendre à Fredericka.

Aidés par frère Eberhard, la guide, Ulrik et le père Benedikt prennent la fuite par les toits. Mais le père glisse et se retrouve englouti par la marée humaine qui tente de les attraper. Impossible pour Fredericka et Eberhard de le sauver.

Le petit groupe trouve une issue dans un tunnel creusé à même la roche et fermé par un volant de métal. Ils s’y engouffrent et frère Eberhard referme derrière eux en serrant le volant aussi fort qu’il le peut. Ils finissent par trouver la sortie. Mais le temps presse. Ulrik commence déjà à se transformer et le Nibel l’appelle. Combien de temps arrivera-t-il encore à tenir ? C’est peut-être Rikke qui va venir les récupérer si elle arrive à réparer l’aéronef non ? Mais elle devra abandonner son frère à peine retrouvé ? J’ai pas vraiment envie de me préparer à ça…
Malheureusement, seulement quelques minutes plus tard, ils sont attaqués par les habitants de la cité qui les ont traqués. Frère Eberhard et Fredericka font tout leur possible pour sauver leurs fesses.

Fiou ils se font massacrer… Alors que tout semble perdu, l’Épervier s’envole dans le ciel. Rikke va les sauver ! Je m’en doutais !

Tiens, cette fois c’est Elias que nous suivons et nous en apprenons un peu plus sur lui et son lien avec l’Esprit du Nibel. On apprend que lorsque lui et ses parents ont été chassés par le curé, ils ont été pris au piège par la brume. Les Nibelungen ont déchiqueté ses parents, mais, au moment de s’attaquer à lui, ils se sont immobilisés et lui ont laissé la vie sauve. Il a ensuite été guidé par l’Esprit jusqu’au Azásó, aussi appelée le Terrier, une cité qui regroupent des personnes condamnées à l’exil et qui est bâtie sous la montagne.

Eh bien…C’est un chouilla complexe tout ce qui se passe dans le Nibel. J’espère qu’on en saura plus sur lui… 

En tout cas, une chose est claire ; l‘objectif d’Elias est de détruire Santuario. Il aurait également aimé « convertir » Rikke, Ulrik, Frédérick, Answald et les deux hommes d’Église à la pensée de l’Esprit, malheureusement, la panne de l’engin les a surpris. Il n’a pas su la réparer et la guide a pris les choses en main trop rapidement. Il a été pris de court.
Mais Fredericka l’a repoussé et maintenant, il n’est plus que colère. L’Esprit a répondu à son appel pour se venger.

Rho… Answald et Rikke ont pris des risques pour réparer l’aéronef. Déjà, ils ont mis de côté leur santé et ont peut-être fait trop d’efforts. Ensuite, le guide a dû sortir dans le Nibel pour retirer les mâts cassés, s’exposant à la brume.

Tous sont sains et saufs à bord de l’aéronef (bien que blessés). Answald comprend tout de suite qu’il ne reste pas beaucoup de temps à Ulrik quand il remarque la couleur de ses iris…
Cependant, pas le temps d’en discuter : il sont glacés d’effroi devant le spectacle qui s’offre à eux. Des centaines de Nibelungen se dirigent vers Santuario, guidés par un homme : Elias. Il n’y a pas une minute à perdre, il faut vite foncer vers la cité !

C’est impressionnant comme Rikke a pris possession de l’aéronef. C’est comme si elle l’avait construit, comme si elle y évoluait depuis toujours 🙂 Et je crois que ça lui plaît en plus. Et c’est un peu la même chose pour Answald. S’ils s’en sortent, je sens que ces deux-là vont filer dans les airs 🙂

Elias n’est pas prêt à se laisser faire. Il charge les Nibelungen d’empêcher l’aéronef de les poursuivre.

Bon sang ça devient tellement stressant. Fredericka veut utiliser Ulrik pour essayer de faire en sorte qu’il manipule les Nibelungen et les dirige vers un autre endroit. Ça semble fonctionner mais il est de plus en plus mal en point. Answald, lui, a dépensé trop de force en tentant de piloter l’aéronef ; il s’effondre. La guide prend alors la barre et demande de l’aide à frère Eberhard qui était avec Rikke dans la salle des machines.

Je sens que Fredericka ne va pas survivre. Elle n’a rien à perdre alors elle prend des risques inconsidérés… Elle quitte le pont le l’aéronef et saute de Nibelung en Nibelung jusqu’à atteindre celui sur lequel se trouve Elias. Mais impossible de le combattre. C’est frère Eberhard lui-même qui la ramène dans l’appareil.

Oh là attend… Rikke explique pas mal de choses au frère Eberhard. Elle n’a quand même pas l’intention de plonger dans le Nibel avec Ulrik ? Elle ne va pas se sacrifier ? S’oublier une fois de plus ?
Ah non… C’est plutôt la blessure de sa jambe qui empire… D’ailleurs, à peine le prêtre l’a-t-il ramené à sa chambre qu’elle s’évanouit.

L’aéronef arrive à Santuario où le Nibel commence déjà à envahir la cité. Answald pose l’appareil et Fredericka, Eberhard et Ulrik en sortent. L’aveugle use ses dernières forces pour empêcher les Nibelungen d’avancer. Cependant sa transformation est proche et il ne tiendra pas longtemps.

Le Nibelung sur lequel se trouve Elias apparaît. Ulrik est projeté quelques mètres plus loin et reste sur le sol (inconscient ? Mort ?). Rikke et Answald se précipitent vers lui.
Seule face à la créature qui est suivie par d’autres, Fredericka brandit son arme. Geste désespéré ? Je pense oui… Je ne vois pas comment ils peuvent s’en sortir… Même si frère Eberhard a l’air hyper fort, ça me paraît compliqué… Sauf s’il arrive à reproduire le même exploit que celui du père Olfram pour sauver Ulrik et Answald du Nibel…

Oh bah c’est exactement ce qu’il se passe 😮 J’ai l’impression que Dieu et l’Esprit se confrontent.

Answald est lui aussi lié au Nibel depuis son attaque. Lui aussi entend l’Esprit. Pourtant il semble « normal ».

Wah cette fin… Frère Eberhard irradie toujours de la lumière divine. Answald en profite pour s’en prendre à Elias et, grâce au fusil de Fredericka (qui a été assassiné), il est blessé Elias au thorax. Cependant, ce dernier résiste. C’est alors qu’intervient Ulrik. L’aveugle est quasiment transformé. Il attrape fermement Elias et les deux basculent dans le vide… Il s’est sacrifié pour les sauver 🙁 J’espère que Rikke a pu lui faire ses adieux, parce qu’elle est inconsciente à cet instant.
La lumière s’éteint et frère Eberhard tombe au sol. Autour d’eux, le Nibel reprend sa place.
Answald cherche Rikke, mais impossible de la trouver dans la brume. L’Esprit lui dit qu’il va mourir (par le Nibel ou ses nombreuses blessures?), puis il s’évanouit à son tour.


Rikke se réveille au sanctuaire de Santuario où les prêtres les ont soignés. Elle souffre mais est bien vivante.
Quand elle aperçoit Fredericka, tout lui revient en mémoire et elle est inconsolable d’avoir perdu son frère.
Answald est grièvement blessé et, pour le moment, il ne s’est toujours pas réveillé.
Rikke, quant à elle, a perdu sa jambe blessée.

Cette fin est horriblement triste… 

Rikke baisse les bras. Elle refuse de se nourrir, de boire, de vivre ainsi.
Frère Eberhard a rompu son vœu de silence et a tout raconté au Pape, puis il s’est lui-même exilé, de peur de finir comme le père Olfram.

Néanmoins, la jeune femme retrouve une raison de survivre quand Answald la rejoint. Ils se soignent ensemble, guérissent ensemble, apprennent à vivre ensemble.

Une fois remis de leur blessure, chacun repart. Fredericka repart sur les routes à la recherche de frère Eberhard et de son époux disparu (elle a l’espoir qu’ils soit dans une des cités cachées dans les montagnes). Rikke et Answald, quant à eux, prennent la direction des airs, à bord de l’Épervier. Ils veulent découvrir le monde, voir l’océan et pourquoi pas, au-delà…

[fermer]

En conclusion

Que dire de ce tome… Pour commencer, je te conseille, si possible, d’enchainer les deux tomes. Il n’y a pas de résumé du premier livre et pas vraiment de flash-back de ce qu’il s’est passé précédemment. L’histoire s’enchaîne et reprend quelques jours après la fin du premier tome (pour le coup, je ne peux pas trop te raconter ce qu’il s’y passe sans te spoiler :p Sache juste que dans le premier tome, on voyageait par la terre, cette fois, ça sera dans les airs (mais ça, on l’avait deviné avec le titre non ? :p)).

Dans ce livre, on découvre un peu plus un personnage qu’on a rencontré dans le premier tome et sur lequel on ne s’était pas trop attardé. Cette fois, ce personnage est au cœur de l’histoire 🙂 Enfin… Quand je dis “au coeur”, c’est plus compliqué que cela :p Eh oui, ici, il n’y a pas de personnage central. Chaque chapitre est focalisé sur un personnage en particulier. On se retrouve, le temps de quelques pages, avec une personne qui devient le centre de l’histoire. On connaît ses impressions, ses pensées, … Cette façon d’écrire est hyper intéressante et, mine de rien, ça n’a pas dû être facile de changer si souvent de point de vue (l’histoire est racontée par un narrateur externe, mais tu arrives toujours à rapidement deviner qui tu vas suivre dans ce chapitre).

L’histoire est prenante, stressante et angoissante. Je ne te raconte même pas toutes les émotions par lesquelles je suis passée dans les dernières pages. La fin qui est palpitante ! C’était impossible pour moi de lâcher le livre à partir du moment où le voyage reprend et, j’avoue que j’ai été ravie de voir que Sophie n’a pas hésité à malmener ses personnages (bah oui… J’aime quand tout n’est pas “facile” pour les héros :p ).

Une part de moi a apprécié cette fin qui clôture bien la saga, et une autre part de moi (certainement plus importante) est tellement frustrée ! L’univers est riche et complexe. J’ai eu l’impression qu’au travers de ces deux tomes, on m’a juste posé les bases de l’univers. Sauf que non, il n’y a pas de suite de prévue. Pourtant, il y a tellement de choses à exploiter ! La création du Nibel, l’avenir des personnages, pourquoi pas le passé de certains personnages, la création d’une première cité “cachée”, … Si un jour Sophie décide de revenir dans l’univers de Nibelungen, elle a de quoi écrire une suite ou un spin-off (et perso, je signe tout de suite !).

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