Une vie pour une autre

/!\ Ce tome est le troisième de la saga. Dans la suite de cette chronique, il y a donc de forte chance pour que je parle de choses qui se sont passées dans les tomes précédents dont tu peux lire mes avis ici

Si tu n’as pas lu les tomes précédents ou si tu ne les as pas finis, ne poursuis pas la lecture de cet article 🙂

Couverture Une Vie pour une Autre de Patrick Rohr

Date de parution : Février 2018

Ce roman nous plonge au sein de la Direction Régionale de la Police Judiciaire de Versailles où le romancier a été confronté, durant plus de deux décennies, aux malfrats les plus coriaces.

Son expérience en la matière transpire à chaque page de l’intrique qui voit la collaboration d’un amnésique et d’une enquêtrice de la section criminelle.

Cette alliance improbable permettra-t-elle de résoudre une série de meurtres sans lien apparent ?

L’étrange perte de mémoire dissimule-t-elle une fourbe implication dans ces sordides homicides ?

De surprises en rebondissements, de découvertes en révélations, le lecteur est tenu en haleine jusqu’aux dernières pages de ce nouveau manuscrit.

POURQUOI J'AI EU ENVIE DE LE LIRE ?

Cela faisait un moment que je n’avais pas proposé de lecture commune sur Entre2Livres. Dans cette zone, on ne propose que des livres disponibles gratuitement. Je suis donc allée faire un tour sur kobo et amazon pour voir la sélection du moment. Le titre de celui-ci m’a intrigué et le résumé m’a plu, d’autant plus que j’ai récemment lu un livre de ce genre que j’ai beaucoup aimé. Zioup là ! Le voilà dans mon panier et envoyé sur la Kindle :p

Note : Comme il s’agit d’une lecture commune d’Entre2Livres, tu peux lire mon avis chapitre par chapitre là-bas et tu peux même lire les avis des autres.

CE QUE J'EN AI PENSÉ

Au fil de ma lecture

Spoiler

On commence par un prologue. Honnêtement, il est un peu inutile pour moi, ou alors il y a une subtilité, un sens caché que je n’ai pas compris. Enfin on sait au moins qu’on est en hiver.

L’histoire débute un soir, sur un parking de supermarché. On suit une personne qui semble être un SDF. Cela dit, ce dernier ne sait pas qui il est, ce qu’il fait là, et surtout, on dirait qu’il n’est pas habitué à son “statut”. D’ailleurs, il est persuadé que ce n’est pas un « buveur » et pourtant, il vomit (sur ses baskets bien abîmées au passage) du vin rouge.
La température extérieure est de -12°. Autrement, ça caille bien, et le mec sent que son corps commence à lui faire défaut. Il doit se mettre à l’abri mais, un soir en pleine ZAC, il n’y a pas grand chose. Il repère une voiture, la braque, s’y faufile, bidouille le contact et allume le chauffage. Première chose à noter : il ne se souvient de rien, il ne sait pas où il est ni qui il est. En revanche, il sait voler une voiture. 
Son instinct le pousse à démarrer la voiture et à prendre la route. Il apprend ainsi qu’il est à Dammarie-les-Lys (en île de France). Sans réfléchir, il laisse son corps décidé de la direction à prendre (même si certains noms lui sont familiers mais sans plus). Le voilà arrivé à Parly où il s’endort sur un parking en étage de centre commercial (il est environ 3h du mat’).  Est ce que c’est quelqu’un qui a été kidnappé puis drogué et déposé ailleurs après quelques jours de torture/séquestration ? Franchement j’ai du mal à imaginer que ce soit un simple SDF…

Après 4 heures de sommeil environ, il se réveille sur le parking qui commence à prendre vie. Durant son sommeil, des flash-back lui sont revenus : arme, coup de feu, choc à la poitrine, femme, pleurs d’enfants, … Mais il n’arrive pas à savoir s’il a fait un cauchemar ou si ce sont des bribes de son passé. Si ce sont des souvenirs, a-t-il assisté à un meutre ? Ou a-t-il lui-même tué quelqu’un ?

En fait, on se rend vite compte que, malgré son amnésie, il a quand même quelques réflexes ou plutôt des automatismes. Tu sais ce genre de trucs dont tu as tellement l’habitude que tu les fais sans réfléchir. Eh bien c’est comme ça qu’il retrouve le chemin d’un immeuble. Il reproduit la gestuelle du digicode, retrouve l’étage et s’arrête devant une porte qui l’attire. Il trouve la clé (qui est cachée) et pénètre à l’intérieur. Est-ce que c’est chez lui ? Une fois encore, tout me pousse à croire qu’il n’est pas SDF.

Les chapitres sont courts et je trouve qu’on est vite plongé dans l’histoire même si le début est flou. J’ai hâte d’en savoir plus sur les raisons de l’amnésie de cet homme et de savoir qui il est réellement.

Bon, il semblerait que l’appartement ne soit pas le sien mais plutôt celui d’un mec de la Police Nationale nommé Mickaël Mareski. Il est actuellement absent, du coup, le SDF en profite pour se servir dans le frigo, utiliser la salle de bain et se refaire une beauté complète (douche, coiffure, rasage), sans oublier de piocher dans les fringues du dressing pour « devenir un autre homme« . Franchement, je suis plutôt choquée : ok il connaît le digicode et sait où est cachée la clé de l’appart’. Cela dit, c’est pas chez lui et je trouve ça assez déplacé de se servir comme il le fait. Personnellement, je n’oserai même pas faire ça chez mes propres parents s’ils sont absents… Le mec est un peu un sans gêne
Alors qu’il prend peu à peu ses aises dans l’appartement, il entend un bruit de serrure. Quelqu’un essaie d’entrer dans l’appartement.

Enfin ! Ça va peut être bouger un peu (parce que je commence à m’ennuyer :p) En effet, même si les chapitres sont courts et que ça se lit vite, il y a peu d’action dans ce début de livre. 

Ayant peur de la réaction du policier quand il va le découvrir dans son appartement (il n’est pas sûre de sa relation avec lui), l’amnésique décide de se cacher dans la penderie (euh… Honnêtement, je ne trouve pas ça super et ses réactions me laissent souvent sans voix…). Enfin bref, heureusement qu’il a eu ce réflexe, sinon, je ne suis pas certaine qu’on l’aurait encore suivi au chapitre suivant. Il observe et écoute les 2 hommes qui sont entrés dans l’appartement et qui recherchent quelque chose. L’un d’eux se vante d’avoir tué le policier et d’avoir fait passer ça pour un suicide. Quelques minutes plus tard, ils repartent avec l’ordinateur portable sous le bras et un truc qu’ils ont trouvé sous le sofa. Une fois seul, le “SDF” se demande s’il est ou non impliqué dans ce meurtre (les flash-back qu’il a eu le font douter de lui-même…).
Au fond de lui, il sent qu’il y a de l’argent caché dans l’appartement (son intuition une fois de plus), une grosse somme d’argent. Il fouille donc le salon, la cuisine, la chambre. Finalement, il est attiré par la salle de bain et plus précisément la chasse d’eau des toilettes où il découvre une enveloppe contenant plus de six milles euros et un revolver. Là pour le coup, je suis perplexe : il est persuadé de n’avoir jamais utilisé d’arme feu, cela dit, il est capable de le déverrouiller et de vérifier le barillet (moi j’en serai incapable).

Avec le policier qui est mort, il se dit qu’il ne vaut mieux pas traîner ici (et pour le coup, je suis d’accord). Il met ses affaires sales dans un sac de voyage ainsi que l’argent et quitte l’appartement.

Lui et Mareski devaient être bien proches pour qu’il soit au courant de la cachette. Comment le policier l’a-t-il eu d’ailleurs ? Flic ripoux ? Ils ont fait un casse ensemble ? Ils seraient complices plutôt qu’amis ? 

Pour le moment, son look fait peur. Son premier réflexe en sortant de l’appartement est donc d’aller au centre commercial pour se relooker et se couper les cheveux. L’amnésique veut s’assurer n’y être pour rien dans la mort de Mareski. Je crois qu’il veut essayer d’entrer en contact avec famille et amis du policier qui faisait partie de la section financière de la Police Judiciaire de Versailles..

En route pour le PJ, l’amnésique discute avec son chauffeur de taxi et lui pose des questions sur la mort du policier (il se fait passer pour un journaliste). Il apprend que Mickaël Mareski s’est suicidé d’une balle ( de son arme de service) dans le cœur. Le chauffeur précise d’ailleurs que c’est “étonnant pour un suicide », qu’à sa place, il aurait viser la tête.

Sur les conseils de ce dernier, le “journaliste” ne se rend pas à la PJ mais plutôt au bar d’en face, « le roi soleil » où les policiers ont l’habitude d’aller boire un café (ou autre) et manger. Comme il l’a fait avec le chauffeur, il va essayer de se faire passer pour un journaliste. C’est l’heure de la pêche aux infos.

Eh bien mine de rien, le loustique a du bagout ! Son coup de poker paie et il arrive à avoir un entretien avec le Capitaine Nathalie Berthier de la section criminelle qui était une amie de Mareski. Il se présente à elle sous le nom de Thomas Leclerc (le nom de famille a été chipé sur une pub et le prénom lui est venu “comme ça”). Selon la capitaine, Mickaël était un solitaire pas vraiment causant. Sa famille et son frère sont morts quand il avait 23 ans et il n’avait, à sa connaissance, pas d’ami à part elle. Il était super bon dans son taff, d’ailleurs, il ne vivait que pour celui-ci. Est-ce qu’elle ment ou est-ce qu’elle ne le connaissait pas si bien que ça ? “Thomas” est persuadé qu’il y avait un fort lien entre eux : il est sûr d’avoir vécu quelque temps chez lui, pourquoi le policier n’a-t-il jamais parlé de lui à Nathalie ? Avait-il des secrets ?

Après cet entretien, “Thomas” retourne à son hôtel et fait le point sur ce qu’il a découvert ces dernières heures. Ça ne l’avance pas beaucoup. Néanmoins, il était sûr d’une chose : il n’est pas policier, en tout cas pas à Versailles puisque personne ne l’a reconnu dans le bar. Cela dit, leur présence ne le déstabilise pas ; il devait avoir l’habitude de les côtoyer. Il lui reste donc une piste à explorer : la famille de Mareski. Pour savoir s’il en fait partie, il décide d’aller aux obsèques du policier.

Fiou c’est long à se mettre en route. Pour un livre classé “thriller”, il n’y a pas beaucoup de sensations fortes, je ne me sens pas stressée ou oppressée, je dirai même qu’on se fait chier…

Ah enfin ! Un peu de “mouvement”. On laisse de côté l’amnésique pour se concentrer sur le sénateur Robert Ravullier. Bon bah il n’est pas tout blanc celui là. Apparemment, il fait des bidouilles financières, des ventes illégales, il a un penchant pervers pour les jeunes prostitués (et par “jeune” j’entends “mineures”) et les paradis fiscaux n’ont plus de secrets pour lui…. Une vraie perle !
En tout cas, une chose est sûre pour moi : l’amnésique est un comptable qui travaillait avec le flic mort pour faire tomber le sénateur. Pour ce dernier, “l’affaire est réglée« . Je pense qu’il croit que les 2 “gêneurs” sont morts. Le comptable se serait-il enfui ? A-t-il échappé à son meurtre ?

Les heures passent et « Thomas » n’a toujours aucun souvenir. Cela dit la femme brune et les rires d’un enfant dont il a rêvé lui font penser qu’il a une famille qu’il attend. Même s’il a peur de ce qu’il pourrait découvrir (notamment concernant la mort de Mareski), il ne désire qu’une chose : se souvenir.

Zioup là ! Encore une nouvelle scène et de nouveaux personnages. Cette fois, direction une commune dans le nord de la France pour faire la rencontre de Marie, une caissière brune. Serait-ce la femme dont « Thomas » rêve ? On apprend d’ailleurs qu’elle a un fils, Julien, qui fête ses 8 ans. Ça pourrait coller 😮 D’autant plus qu’on apprend qu’ils ont déménagé en cours d’année, qu’elle a eu besoin de l’aide des services sociaux et qu’ils ont été confrontés à une tragédie familiale… Que leur est-il arrivé ?

Enfin, je trouve que le livre commence à prendre un rythme. On jongle entre plusieurs personnages et j’ai l’impression que l’histoire se met en place.

On assiste à l’enterrement de Mickaël mais du point de vue de son amie Nathalie. Apparemment,  sa famille n’était pas proche de lui (d’ailleurs, les quelques personnes présentes ne le sont que pour une seule chose : l’héritage…). Pendant l’enterrement, la Capitaine se remémore son ami. On apprend ainsi que l’affaire financière sur laquelle il bossait avant sa mort l’obsèdait. Alors qu’elle s’apprêtait à quitter le cimetière, « Thomas » l’arrête. Il a des choses à lui dire.

Oh ! Au chapitre suivant, on fait une sorte de “saut dans le temps” et on retourne à l’enterrement, mais cette fois-ci, du point de vue de “Thomas”. Personne ne le reconnait, il ne fait donc pas partie de la famille de Mareski (décidément, il est totalement inconnu ce mec Surprised). Il ne lui reste qu’une personne qui pourrait l’aider : Berthier. Il décide de tout lui raconter… Il essaie de lui parler lorsqu’elle quitte le cimetière. Il lui raconte tout. Comme il s’y attendait, elle ne le croit pas (enfin elle lui fait croire qu’elle trouve toute cette histoire grotesque, sans queue ni tête, cela dit, elle est persuadée que son ami ne s’est pas suicidé ; elle veut vérifier tout ça). Elle l’emmène au poste où il sera plus facile de discuter.

Là-bas, Berthier lui dit qu’il n’est pas en garde à vue et qu’en réalité, tout ceci n’est qu’une discussion officieuse. Rien de ce qui se passe dans son bureau ne doit en sortir (pour l’instant en tout cas). La Capitaine vérifie l’arme : elle a un numéro de série ; ils vont pouvoir s’en servir. En attendant, elle commence par prendre les empreintes de “Leclerc” pour vérifier s’il figure ou non dans les fichiers de la police. Mine de rien, elle semble croire à son histoire. Le résultat ne traîne pas à arriver : “Thomas” n’est pas connu des services de police. Premier échec…
Sans perdre de temps, Nathalie envoie l’arme à la balistique et retourne à l’appart de Mickaël avec “Leclerc” pour vérifier s’il dit bien la vérité et s’assurer qu’il n’est pas passé à côté de quelque chose. Malheureusement, ils ne trouvent rien. Aucun d’eux ne comprend pourquoi un flic de la financière a pu être assassiné. Ça n’a pas de sens…

Nous voilà de retour avec le sénateur qui est plus serein que jamais maintenant que le flic est mort et enterré. Ses hommes de main, Tony et Henry, ont bien fait leur taff. D’ailleurs, ce dernier l’appel pour lui faire une sorte de “rapport”. Comme ce sont des échanges téléphoniques sur une ligne pro, ils font attention à ce qu’ils racontent et parlent de tout ça comme du matériel, comme un contrat… Ils n’évoquent pas de nom, pas de meurtre, etc. Il est finalement convenu qu’ils se verraient le lendemain à 15h30 au bureau du sénateur.
Hum… En fait, je doute que “Thomas” soit le comptable évoqué par le sénateur plus haut :/ J’ai l’impression que celui qui a tout balancé à Mareski est mort lui aussi.

A la PJ, la balistique revient et ça n’est pas bon : l’arme a servi (on s’en doutait vu qu’il manquait une balle) et ils ont une correspondance avec le corps d’un gamine de même pas 16 ans qui a été retrouvée morte sur un terrain vague dans le Val de Marne (la crim’ de Créteil est en charge du dossier). Eh bien sûr, les seules empreintes sur l’arme sont celles de l’amnésique… Crotte… Nathalie demande au technicien de la PJ, Philippe, de temporiser un peu. Elle doit faire le point pour décortiquer tout ça avant qu’il ne prévienne l’équipe chargée de l’enquête sur la mort de la fille. Berthier ne croit pas en la culpabilité de “Thomas”. Cela dit, elle est dans une vraie galère. Elle va essayer de procéder minutieusement : retrouver le propriétaire du flingue, essayer de savoir qui est l’amnésique et enfin en savoir plus sur ce Tony. En attendant, retour à l’hôtel pour Thomas et discussion avec son boss pour Nathalie (cela fait un moment qu’il veut la voir…). Elle va donc dans le bureau de Frédéric Boissy, le Commissaire Divisionnaire. Proche de son équipe, il veut savoir comment elle va et où en sont les affaires en cours. Bref, des échanges de routine, aucune remarque sur le fait qu’elle traine beaucoup avec un mec que personne ne connaît ici…
Après son “point”, Nathalie contacte un de ses amis qui bosse pour Interpol à Lyon. L’arme vient du Massachusetts et a besoin de lui pour récupérer des infos (notamment concernant son propriétaire). Dans la foulée, elle lance une recherche dans les R.I.F. (Recherche dans l’Intérêt des Familles) pour voir si une annonce concernant un homme d’une quarantaine d’année ressort. Bah voilà, il n’y a plus qu’à attendre. J’espère que ça va débloquer un peu tout ce bazar.
Elle va aussi essayer de trouver du temps pour jeter un œil aux dossiers sur lesquels Mickaël bossait avant sa mort. Mais en attendant, elle doit s’occuper de son groupe et de leurs enquêtes en cours.

Dans le Nord, Marie et Julien fêtent l’anniversaire du garçon. Ce dernier veut savoir si son père viendra pour son anniversaire ou au moins s’il l’appellera. Voilà 8 mois que le père de Julien est parti et tout aussi longtemps qu’il n’a pas donné de nouvelles. Ah ! Mais voilà leur tragédie familiale… Le père a disparu 2 semaines après être parti pour la capitale. Oh god ! Il s’appelle Thomas ! C’est lui, c’est sûr ! C’est l’amnésique ! Rho mais qu’est-ce qu’il lui est arrivé 😮 Marie a demandé un R.I.F. alors que personne ne croyait à sa disparition ! Nathalie va le retrouver !

Loin de tout ça, le sénateur vient de passer un agréable moment (pour lui) en compagnie d’une gamine blonde. A peine ses affaires terminées, un autre rendez-vous arrive et le sénateur est tout excité de l’entretien qui se prépare…Henri lui raconte tout : comment ils ont attiré Mickaël, ce qu’il s’est passé, comment il se sont débarrassés du comptable et de l’appât pour le flic. Le sénateur est ravi (il me dégoûte).
On apprend également que les hommes de main du sénateur ont une taupe dans la police… Mais qui ? Le divisionnaire ? Avec sa place, ça serait possible, puis c’est le seul flic (avec Philippe, le technicien de la PJ) qu’on nous présente…

Autant au début du livre j’avais du mal à accrocher et je m’ennuyais, autant maintenant je n’arrive pas à m’arrêter. Cela dit l’heure tourne, il est temps de dormir (ça fait déjà plusieurs chapitres que je me dis que c’est le dernier :p).

Thomas a encore rêvé de la femme brune, de l’enfant et de Tony. Ce dernier menacait la femme et s’en est pris à l’amnésique. Bien que choqué par son rêve (dans lequel il se fait tuer…), il s’est souvenu d’un détail important concernant le tueur : il a une cicatrice sous l’œil. Il faut qu’il communique cette information à Nathalie qui a elle aussi des choses à lui dire. J’étais persuadée qu’elle aurait un retour positif de sa recherche dans les R.I.F. mais apparemment c’est un bazar sans nom ce truc. Tout le monde s’en fout, les demandes arrivent et repartent. Bref, rien pour le moment mais, selon elle, il faut patienter :/
Concernant Tony, le premier résultat de la recherche retourne plus de 2000 personnes… Espérons que le détail donné par Thomas affinera tout ça.

Berthier va au service financier pour jeter un œil aux dossiers sur lesquels bossait Mickaël. Elle y est accueillie par Bruno qui ne la lâche pas d’une semelle. C’est lui qui lui dicte sur quoi bosser Mareski. Elle ne peut toucher à rien. Selon Bruno, le policier était un solitaire peu bavard. Personne ne connaissait ses enquêtes, il n’en parlait pas. S’il avait travaillé sur un truc « à risque », les gens n’en auraient entendu parler que quand il aurait eu de solide preuve, des billes…

Nouveau saut dans le passé pour en savoir plus sur le dernier comptable du sénateur : Bertrand Maudois.
Oh purée ! Il raconte comment était Ravullier en Afrique. Il payait de très jeunes filles bien grassement pour « jouer » avec elles. Il était tellement violent qu’elles avaient souvent besoin de soin une fois passées entre ses mains ! Je le répète mais qu’est-ce qu’il me dégoûte ! Ah bah il n’y a pas que moi qu’il dégoûte… Autant Maudois avait accepté ce comportement en Afrique (parce qu’apparemment c’est comme ancré dans les mœurs :/), autant en France, ça avait du mal à passer. Il était témoin de pleurs, de cris, de gémissements et des supplications des gamines. Il a craqué, il ne pense plus qu’à une chose : faire tomber cette saleté !
Bingo ! Les voilà l’arme et l’enveloppe. C’est le sénateur qui les a remis au comptable 😮 Ravullier l’a payé des milliers d’euros pour qu’il se débarrasse du revolver… Le comptable lui a donc fait croire qu’il a jeté le flingue dans la Seine. Dès qu’il l’a pu, il a mis tout ce qui était compromettant concernant la comptabilité du sénateur sur une clé USB. Il veut le balancer aux flics, le faire payer ! Bien vite, il se met en relation avec Mareski à qui il donne les données, le revolver et l’argent.
Malheureusement pour Maudois, le sénateur avait placé un mouchard sur le serveur de données de ses finances. Il a donc su que le comptable avait extrait des données… c’est à présent à ses hommes de main de jouer…

Les chapitres ne se suivent pas forcément : on change souvent de personnages, ils s’entremêlent et parfois même tu as des flashbacks. Pendant la lecture ça n’est pas dérangeant, mais pour mon avis “au fil de ma lecture”, ça risque d’être un peu le bazar :p

Nathalie se rend dans le Val- de-Marne où elle discute avec son ami flic, que tout le monde surnomme « Marcel », de la gamine retrouvée morte. Il lui détaille l’affaire : la jeune fille avait 15 ans et quelques mois, elle avait une plastique d’enfer et était une prostituée. Quand ils l’ont retrouvée, elle présentait des signes de coup sûr le visage et le corps, ses mains avaient été maintenues et on voyait des traces de rapport sexuelles vaginales et anales. Elle a reçu une balle qui l’a « traversée » mais sans la tuer sur le coup. Son meurtrier l’avait achevée en l’étranglant… C’est pas jo-jo hein…

Ah bah… Comme si la description faite par Marcel n’était pas assez dégueu, un chapitre complet est consacré à Laura dans lequel on assiste en détail à ses dernières heures de vie. La pauvre :/ Ravullier, c’est une sacré pourriture sans scrupule…

Nathalie repart à la PJ de Versailles avec le dossier de Marcel concernant Laura Duval.

Une de ses collègues la contacte : la liste des « Tony » a été réduite à 76 personnes. Thomas va devoir observer des photos. Espérons qu’il le reconnaisse.

Nous faisons la rencontre de Lucienne. C’est elle qui a « recueilli » et s’est occupée de Thomas quand il est arrivé dans la rue. Il a été roué de coups par des gamins roumains et c’est là qu’il a perdu la mémoire.
Comme il lui faisait penser à son défunt fils, Lucienne l’a manipulé pour le forcer à rester avec elle. Dès que ses souvenirs semblaient revenir, elle recommençait son manège.

C’est à cause d’elle qu’il a disparu depuis si longtemps. Si elle l’avait laissé aller à l’hôpital (comme il voulait le faire), il serait déjà de retour auprès de sa famille…

Retour à la PJ. ! Ils ont trouvé Tony (enfin la photo). Il s’appelle Antoine Caparelli, un corse. Il était en prison pour homicide et est sorti il y a 3 ans sous conditionnelle. Problème : il ne peut normalement pas quitter les Bouches-du-Rhône. Cependant Thomas est formel : il s’agit bien de leur gars. Nathalie va tenter de le localiser.

Dans le Nord, Marie se rend chez Émilie, une personne qui a un don de voyance. Peut-être arrivera-t-elle à lui donner une piste concernant Thomas.

A Versailles, Nathalie contacte le conseiller d’insertion et de probation de Caparelli. Il l’informe que Tony ne s’est pas présenté à sa dernière convoc’ et qu’il n’a d’ailleurs pas de nouvelle de lui depuis novembre (pour rappel nous sommes en janvier). Il ne veut pas trop ébruiter le truc parce qu’il aurait dû le relancer et prévenir le juge. Bref. Il file à Berthier le numéro d’une plaque d’immatriculation et les coordonnées de la sœur du suspect.

A Lyon, Régis Cabrol (qui bosse pour Interpol) a reçu les résultats concernant l’arme : elle appartient à un français de 72 ans. Malheureusement celui-ci est décédé il y a 15 ans en Côté d’Ivoire… Par chance, sa femme, Madeleine Despoix est toujours vivante (bon elle a quand même 90 ans :o) et elle vit dans le 14e (comme par hasard ! Si ça s’trouve, le sénateur fait partie de sa famille ? ).
Nathalie va donc rencontrer la veuve qui, malgré son âge, se souvient parfaitement de l’arme. Son mari l’a offerte (malgré le désaccord de sa femme) a un garçon de 25 ans mauvais, violent et cruel. Il est à présent au palais du Luxembourg (le sénateur ?).

Dans le Nord, Emilie se concentre sur la photo. Elle entre dans une sorte de transe ; va-t-elle remonter jusqu’à Thomas ?

Une fois encore, Thomas rêve de cette femme brune et de l’enfant. Il rêve aussi de Laura je pense. Dans son rêve, une flèche lui fonce dessus, reliée à on ne sait quoi par une tresse (est-ce que ça peut être le lien établit par Émilie ?). Malheureusement on n’en saura pas plus ; Thomas se fait, une fois encore, assassiner par Tony dans son rêve…

A la PJ, on fait la rencontre de la taupe des hommes de main du sénateur, Fabrice Lobry, que ses collègues appellent Max. C’est le plus fourbe des policiers de la PJ de Versailles. On le décrit comme quelqu’un de sournois, de voleur, de menteur, de trafiquant,… bref, une pourriture (encore une !).  Il n’hésite pas à communiquer des infos sur Thomas et Nathalie. Le sénateur va savoir qu’ils fouinent. J’ai peur pour eux…

Retour chez Marie. C’est hyper intéressant tout ce que lui raconte Émilie : les portes qui restent closes avec elle et son fils derrière chacune d’elles, les 2 femmes qui veillent sur Thomas (une mère et une guerrière). Je trouve que la vision est pas mal du tout 🙂

A Versailles, le brouillard se dissipe peu à peu :p En faisant des recherches sur le sénateur, Berthier lit des articles relatifs à la mort de ses 2 comptables et notamment celle de Bertrand Maudois. Le nom lui dit quelque chose. En effet, il figure sur les relevés téléphoniques de Mickaël. Maudois avait contacté le flic moins d’une semaine avant sa mort.
La capitaine assemble les pièces du puzzle ; elle sait pourquoi son ami a été tué (je sens qu’elle ne va pas avoir le temps de le dévoiler cela dit…)

Véronique Dubreuil, une ancienne voisine de Marie, Julien et Thomas, a vu se dernier à la télé, dans le journal télévisé. Elle l’a tout de suite reconnu. Quand il a perdu son job de technicien de maintenance en réseau informatique, on lui avait proposé un stage de reconversion à la capitale d’où il n’était jamais revenu. Elle avait vu Marie sombrer peu à peu jusqu’à être contrainte de vendre la maison.
Après beaucoup d’hésitation, elle se décide à l’appeler pour lui révéler ce qu’elle a vu mais tombe sur son répondeur.
Allez, j’avoue, j’ai les larmes aux yeux ! Grâce à la mêle-tout de voisine, Marie sait où est Thomas ! Bon elle a regardé le replay du journal télévisé pour voir de ses propres yeux mais c’est lui ! Pour en être sûre, il lui reste une chose à faire : aller à la PJ de Versailles !

A Versailles, Nathalie aide Thomas à retrouver ses souvenirs. Espérant que ça l’aidera, elle l’emmène près de chez le Sénateur. Eh bien figure-toi que les gardiens d’immeuble sont de vrais commères :p Celle de Ravullier balance tout (faut dire qu’elle ne peut pas le piffrer). Elle parle à Nathalie et Thomas du camion pour le soi-disant déménagement (l’évocation de la malle leur fait comprendre qu’ils ont bougé le corps de Laura) et elle confirme que Tony est bien Caparelli ! Mine de rien ils ont de plus en plus de billes

Marie arrive au commissariat de police de Versailles. On lui propose de placarder des photos de Thomas notamment sur la porte de la PJ avec son numéro de téléphone. Au moment où elle s’apprête à le faire, la taupe lui prend le papier et lui dit qu’il va lui même faire le tour des bureaux. En réalité, il transmet l’information à Henri :/ Max lui dit tout ce qu’il sait sur Thomas Debruyne.

Plus le temps passe et plus la taupe se rend compte qu’elle prend beaucoup de risque ; Max n’arrive plus à se sortir du pétrin dans lequel il s’est fourré… Sur les ordres d’Henri, il fouille le bureau de Nathalie pendant son absence et tombe sur le dossier Mareski. Il rappelle donc Henri dans la foulée et lui balance tout ce qu’il a trouvé. L’homme de main du sénateur apprend donc que Nathalie est au courant pour le flingue, la prostituée, les comptables et surtout pour le sénateur… J’ai l’impression que ça pue pour la flic là :/

Mine de rien, toutes les personnes “proches” de Thomas et Nathalie vont se retrouver au même endroit, à Versailles. Les hommes de main du sénateur vont avoir des moyens de pression : Régis pour Nathalie et Marie pour Thomas.

Pour le moment, Henri et Tony se mettent d’accord pour ne pas prévenir le sénateur de l’avance rapide de l’enquête du capitaine. Par contre, ils veulent agir et vite (avant que Berthier n’aille en parler à quelqu’un d’autre). Je sens qu’elle, Thomas et sa femme sont en danger.

Marie reçoit un coup de fil d’un soi-disant lieutenant de la police qui la baratine au sujet de Thomas. Il va passer la prendre pour qu’elle puisse voir son mari mais elle ne doit surtout en parler à personne.
Bon bah ce que je redoutais est arrivé : Henri et Tony ont kidnappé Marie et l’emmène je ne sais où 🙁 Si seulement elle avait prévenu Jeannette de ce qu’elle prévoyait de faire, son amie aurait pu lui partager les dernières visions d’Emilie. Peut-être que Marie se serait méfiée :/
Quoi qu’il en soit, Henri et Tony se rendent compte que Marie ne leur est pas utile : elle ne sait rien. Cependant ils ne peuvent pas prendre le risque qu’elle aille les balancer au flics. Ils la gardent donc avec eux et passent à une autre cible : Berthier.

Grâce au coup de fil d’Henri à Nathalie, elle découvre que Thomas s’appelle Thomas Debruyne. Le malfrat leur a donné rendez-vous, à elle et à l’amnésique sur un parking de centre commercial. Évidemment, elle ne doit informer personne de cette rencontre…

La première décision de Nathalie est de montrer l’avis de R.I.F. le concernant à Thomas. Elle espère ainsi déclencher un choc et raviver sa mémoire. Peine perdueIls décident donc d’aller au rendez-vous.

Eh hop, de 2… évidemment que c’était un piège Nathalie… La voilà dans la camionnette qui a servi à kidnapper Marie. Ils l’emmenent auprès de la femme de Thomas, elle aussi prisonnière. Je sens que les femmes vont être les pauvres petites sans défense secourues par ses valeureux messieurs… ça me soule.

La capitaine avait demandé à Thomas de rester dans la voiture pour sa sécurité, mais évidemment il n’a rien écouté et l’a suivi : il a vu toute la scène et a voulu reprendre la voiture de la policière pour suivre la camionnette mais n’avait pas les clés (pourquoi il n’a pas démarré la golf comme il l’a fait au début du livre ?!!!). Il n’a pas non plus noté la plaque d’immatriculation…
Il décide alors de prévenir les collègues de Nathalie quand le portable de celle-ci (resté dans la voiture sonne) ; Régis. Ce dernier est à Versailles. Bon, entre nous, si on nous parle de Régis à ce stade de l’histoire, c’est soit qu’il va mourir en tentant de sauver Natalie, soit qu’il va la sauver…
Régis rejoint donc Thomas. Ce dernier lui explique tout. Les 2 hommes vont prendre les choses en main et partent à la recherche de Berthier sans prévenir personne à la PJ (tant mieux, sinon Max aurait encore tout balancer à Henri).  Ils ont l’info’ comme quoi la voiture de Tony traîne toujours du côté de Limours. C’est donc par là qu’ils vont commencer leur recherche.

Sous les coups de poing et pieds, Nathalie dit tout ce qu’elle sait à Tony et Henri. Les 2 meurtriers lui expliquent leur plan : elle, Marie et Thomas vont être exécutés dès qu’ils seront réunis… Pas de témoins = pas d’affaire…

Thomas et Régis ne trouvent rien à Limours. Enfin, ils ont trouvé l’Audi, mais pas de trace de la camionnette ni de Nathalie ; serait-ce une fausse piste ?

De son côté, la capitaine ne baisse pas les bras. Elle trouve un moyen, avec l’aide de Marie, de libérer des mains scotchées. Allez les filles ! On y croit !

Purée de crotte ! Mais il me soule ce max à tout aller raconter comme un toutou… Une fois  le dossier de Nathalie récupéré (pour éliminer les preuves), il a prévenu Henri que Thomas était à la PJ avec Régis et qu’ils avaient disparu tous les 2…

Ah ! Les 2 femmes sont libres, mais impossible de sortir de la salle de bain ou elles sont retenues prisonnières. Elles se mettent donc à hurler jusqu’au retour des 2 hommes.
Restés à proximité de la maison où est garée la voiture de Tony, Régis et Thomas entendent les cris. Ils s’approchent rapidement mais en silence de la maison.

Pfff… C’est trop facile… Bah voilà Régis et Thomas ont sauvé ces dames. Tony a été tué par le mec d’Interpol et Henri est maîtrisé. C’est l’heure des retrouvailles.
Le visage de Marie est le choc dont Thomas avait besoin : il se souvient de tout. Régis prévient le commissaire divisionnaire qui arrive sur les lieux. Ils leur expliquent tout et précisent bien qu’il y a une balance dans la police. Frédéric Boissy prend les choses en mains et va lancer les procédures. J’espère qu’il n’est pas à la botte du sénateur ; cela dit c’est la fin du livre, du coup ça m’étonnerait.

Et voilà, le piège se referme sur le senateur. Nathalie le confronte et des prélèvements ADN vont être faits dans son bureau pour confirmer le lieu du meutre de Laura.

Le livre se finit sur un épilogue. On reprend chaque personnage, on sait ce qu’ils sont devenus à la fin de l’enquête. On découvre également la raison pour laquelle Thomas connaissait l’appartement de Mareski (personnellement je trouve ça tiré par les cheveux).

J’avoue être assez déçue de la fin que je trouve « facile » et sans surprise. Dommage.

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En conclusion

L’histoire est longue à se mettre en place et je trouve qu’on tourne en rond avec les premiers chapitres. Ça bouge à environ 20/25% du livre avec l’arrivée de nouveaux personnages et le début de l’enquête.

Les chapitres sont courts et le livre se lit vite, cela dit on a souvent l’impression que l’auteur fait traîner l’histoire, comme s’il avait un quota de pages à atteindre (d’ailleurs, pour moi la fin est bâclée, trop facile, comme si une fois le nombre de pages atteint il fallait vite en finir).

Ce livre est classé en « thriller » mais en fait, il ne nous met pas « sous pression » et n’a rien de stressant. Au final ça reste une enquête policière avec une fin prévisible.

Autre chose qui m’a dérangée, c’est le fait que les personnes se posent beaucoup de questions, les questions relatives à l’enquête qu’on se pose nous même. Quand je lis un livre policier, j’aime me mettre dans la peau d’un enquêteur qui prend des notes, observe, se pose des questions, fait des suppositions, etc. Ici, pas besoin de le faire, l’auteur le fait pour moi et du coup, ça enlève tout le côté intéressant de l’histoire.

Pour finir, je dirai que le livre m’a plu mais sans plus. Il n’est pas dérangeant à lire, je m’y plongeais avec plaisir et je dévorais les pages, mais je n’ai pas eu autant d’engouement et d’angoisse qu’avec « Ne la réveillez pas » par exemple… je dirai que ce livre est un chouette « entre d’eux », un petit livre sans prise de tête a lire entre 2 bouquins complexes.

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