Mémoire d’Arcaëlle

Ce recueil de nouvelles se déroule dans l’univers du livre fantastique Arcaëlle, la bataille éternelle et les deux histoires ne sont pas vraiment liées (tu peux en lire un sans lire l’autre).

Couverture du livre Mémoire d'Arcaëlle de A.L. Legrand

Date de parution : Avril 2022

La mémoire d’Arcaëlle ne doit pas se perdre, pour cette raison je dois te conter quelques histoires du passé. En ces pages tu rencontreras des arcaëlliens au destin capricieux. Du plus humble inconnu en passant par le Dieu-Empereur Morloc jusqu’à Thaä, parcoures ces pages, et découvre la vie d’autrefois.

POURQUOI J'AI EU ENVIE DE LE LIRE ?

J’avais aimé l’histoire d’Arcaëlle, du coup, c’est avec plaisir que j’avais envie de me replonger dans cet univers en découvrant quelques histoires du continent.

Jimagine qu’il n’est pas nécessaire de connaître l’histoire de Meÿ’Lindha pour lire ce livre.

En général, je ne suis pas fan des recueils de nouvelles. Espérons que je ne sois pas déçue cette fois.

CE QUE J'EN AI PENSÉ

Au fil de ma lecture

Özan créa Thaä, Thaä créa la vie

Özan est le dieu du chaos. Il régnait sur Arcaëlle, une planète de feu et de glace, irrespirable, bien avant toute vie.

Pour pouvoir se mesurer à quelqu’un, Özan créa Thaä. Cet être est à moitié masculin, à moitié féminin (il peut jongler entre les deux genres). L’un de ses yeux est rouge comme le feu, l’autre bleu comme la glace. L’une de ses ailes est noire, alors que l’autre est blanche.

Leur puissance est équivalente. En réalité, aucun des deux ne peut gagner. Le combat étant interminable, Özan prend la fuite.

Pour vaincre son père, Thaä décide de créer à son tour ses enfants qui deviendront par la suite des dieux. C’est ainsi que sont nés Gar’haz (dieu des morts et des enfers), Jurk (déesse de la compassion) et Ge-ban (déesse des arts de la guerre).
Sous les conseils de Jurk, Thaä prend une goutte de sang de Gar’haz qu’elle dépose sur le ventre de la déesse de la compassion. Née alors Xad-Jo, la déesse de la lumière et de la beauté.

Tous ces noms me parlent et j’avoue que je suis ravie de découvrir la création de ce monde 🙂 Je pense que j’aurai préféré lire tout ça avant de lire Arcaëlle. Tu démarres l’histoire avec des bases comme ça 🙂

Xad-Jo crée alors le soleil, obligeant Özan à se cacher dans un volcan en éruption. La glace fond, créant ainsi des étendus d’eau.
Thaä décide ensuite de peupler le monde avec des créatures mortelles. Elle fait naître May’Veal, la déesse du monde aquatique pour peupler les océans et rivières. Puis, Thaä lui-même crée la nuit, avec la lune et ses étoiles.

Thaä continue sa création et engendre d’autres dieux, puis, il « aménage » un peu la planète pour faire apparaître des territoires et continents. Kaïl est le plus grand d’entre eux, et c’est lui qui accueillera les mortels.
En combinant une plume de chacune de ses ailes ainsi que des mèches de cheveux de sa part féminine et masculine, le dieu crée les deux premiers Arcaëlliens : Taho’Han et Mzék’Han. Il leur fournit ensuite à chacun une épouse.

Voyant leur créateur créer des êtres, les autres dieux en font autant. La faune, la flore et d’autres races commencent à peupler le monde.

Özan finit par sortir de son volcan pour aller manipuler une créature et la pousser à défier les dieux. Quand Araä tue l’un d’eux, Thaä descend sur terre, l’a banni sur le territoire de Taho’Manok et lui interdit d’utiliser son fluide (la magie arcaëllienne).

Özan continue sa manipulation et pousse Araä à confectionner des armes que le dieu du chaos cache un peu partout. Il attend ensuite patiemment de choisir ses élus pour qu’ils puissent se servir de ses armes…

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Un appétit mortel

Cette histoire concerne les lorcqs. Ces créatures se nourrissent du fluide des êtres vivants d’Arcaëlle, les tuant en les en vidant.

Le lorcq de l’histoire semble culpabiliser. Il ne peut pas s’empêcher de tuer. Sa faim est insatiable et mortelle pour ses victimes.
Äzen’öl était mourant quand il a rencontré une fillette de douze ans aux ailes noires, une mzékils. Cela faisait plusieurs jours qu’il s’était refusé de manger. Mais là, l’odeur du fluide de la petite l’obsède, alors, il l’aspire jusqu’à ce que la mzékil ne soit plus qu’une poupée de chiffon.

Rongé par le remords et la culpabilité, Äzen’öl se jure d’essayer de faire des bonnes actions pour compenser cet acte atroce. Il espère un jour trouver un substitut au fluide pour que son espèce puisse survivre sans tuer.

Mon problème avec les dieux et déesses, c’est que les gens les prient quand ils se sentent en danger alors que ce sont les divinités elles-même qui ont créé ces dangers.
Par exemple, ici, je comprends Äzen’öl. Ce sont les dieux qui ont créé son espèce. Ce sont eux qui ont décidé qu’ils devaient se nourrir du fluide pour manger. Ce sont eux qui ont décidé que les lorcqs devraient tuer pour vivre… c’est à cause d’eux qu’Äzen’öl est rongé par le remord et la culpabilité…

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L'espoir comme étendard

Ryplan est un bourreau qui considère que tuer est son art. Le mzékils est au service du Dieu-empereur Morloc et son plus grand rêve est de tuer l’Enac, l’Elu des Dieux.

Il torture alors une jeune tahora du nom de Mäalys. La jeune fille âgée de 16 ans croit tellement en l’Enac que ça lui permet de tenir, de ne pas crier de douleur. Après 18 coups de fouet, elle est jetée dans une fosse où elle est enterrée vivante.

J’ai aimé cette histoire, même si je ne sais pas trop pourquoi. Peut-être que j’ai aimé le fait que Mäalyse se raccroche à l’histoire de l’Enac pour supporter et accepter son destin…

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Humaine ou lupan ?

Noraël est une jeune femme dont la mère humaine a été tuée par des lupans alors qu’elle venait de la mettre au monde. Elle a été « sauvée » et prise sous l’aile d’Argowän dont l’instinct maternel a protégé le bébé alors qu’il allait être exécutée. La chef de meute l’a ensuite confié à Ergowën, une lupan qui venait d’avoir son cinquième enfant. Noraël serait élevée comme une lupan.

Lorsqu’à 16 ans, son fluide s’est manifesté, elle a mis le feu à un arbre, se faisant repérer par le gibier qu’elle chassait. Elle a été sévèrement punie.
Sa mère d’adoption, de colère, a provoqué en duel son bourreau et est morte sur le coup. Noraël a ainsi été chassée de son village.

Après quelque temps, elle a été recueillie par un elfe qui lui a appris à maîtriser son fluide et à parler correctement.

Lorsque que Noraël atteint l’âge de 18 ans, le vieil elfe la conduit à Alzbey pour qu’elle y fasse son service militaire.

Un an plus tard, la jeune fille a changé mais ne se sent toujours pas à sa place dans ce monde. Elle décide de rejoindre la Résistance et se rend donc à Hytraz, la capitale de Taho’Manok.

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Cours aussi vite que le vent !

Morloc sait que l’Enac est une jeune tahora. De ce fait, toutes les tahoras de sexe féminin possédant le fluide sont traquées et tuées. Leur seule chance de survie est de fuir vers Taho’Manok. C’est ce qu’essaie de faire May’Lin.

Elle est poursuivie par un chasseur d’esclaves, un lorcq qui va pouvoir se nourrir d’elle puisqu’elle est condamnée à mort.

Le lorcq la rattrape facilement et aspire tout son fluide. May’Lin est enfin libre…

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Destin

Oh ! Dans cette histoire, on découvre Morloc quand il était adolescent, âgé de 16 ans seulement. Il a tué à main nues son frère et, avant ça, il s’amusait à tuer de petites bêtes (il est fou depuis toujours en fait…).

Pour sa « défense », il avait mangé un champignon hallucinogène mais bon… Ça ne change rien au fait qu’il soit fou.

Une fois son frère mort, il l’a dépecé dans le but de le manger afin de prendre sa force…

Une voix le pousse ensuite à continuer de consommer les champignons bleus et l’incite à tuer toute sa famille pour monter sur le trône. Évidemment, tout ça est dans sa tête. Mais c’est comme ça que tout a commencé…

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Je serai un grand aventurier

Petit früll a choisi son destin : il se formera au maniement des armes et à la magie pour venir en aide et guider l’Élu dans sa quête.
Alors, à l’adolescence, et contre l’avis de ses parents, Hÿtev quitte son village (en réalité, il fugue).

Malheureusement, ce n’est pas un combattant. Il est chétif et fragile. A peine a-t-il quitté son village qu’il est pris à parti par des brigands. Ils le battent à mort.

Petit früll ne quittera jamais sa forêt.

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Légende de loup

Une arcaëllienne louve vient au monde. Personne ne sait qui est son père et sa mère est morte en couche. Pensant à un mauvais présage, son peuple l’abandonne en forêt, laissant le soin au froid de l’hiver d’achever le nourrisson. C’était sans compter sur l’intervention de Thaä.

Il envoie une créature divine qui réchauffe le nouveau né, puis, appelle une meute de loups blanc qui prend en charge le bébé.

Dix ans plus tard, Lian’Arä fait complètement partie de la meute et est une bonne prédatrice.
L’Alpha se demande si elle n’est pas l’être qui rassemblera tous les peuples canins dont parle la légende…

Durant 15 ans, la lupan a été formé puis, les clans l’ont envoyée sur Kaïl pour affronter Ga’Nyho. Mais à peine arrivée, elle a été attaquée et envoyée dans une arène pour un combat à mort. La légende ne s’est jamais réalisée…

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La naissance du Kaöken

Acïrel, un pirate redoutable et redouté, est avide de pouvoir. Il veut mettre la main sur le trident de la déesse des mers et océans afin de pouvoir ensuite défier tous les dieux d’Arcaëlle.

Kaliqua, le dieu de la malice, décide de s’amuser avec lui et le met sur la piste du trident.

Mais la déesse de la mer ne compte pas laisser cet être avide s’en emparer. Elle décide alors de le transformer en Kaöken, un monstre aquatique, gardien du trident. Eh bien… Le pirate est à présent fort mais… Mais il est à jamais prisonnier des eaux, à deux pas l’objet qu’il convoitait…

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Manigances

Arnth, l’ainé du roi de Mzék’Han, part vers l’Empire Taho’Han dans le but de tenter de l’unifier à celui de son père. Il est accueilli à Alzbey par l’Impératrice et sa fille aînée, Keira, dont le prince tombe tout de suite amoureux.

L’Impératrice lui apprend qu’il sera éduqué aux côtés de la princesse, comme l’un des leurs.

Mais les semaines passent et les frères et sœurs du prince lui manquent. Cependant, quand l’Impératrice demande à son père de les envoyer ici, ce dernier refuse.
Déçu, le prince noie son chagrin dans des champignons bleus, hallucinogènes, qui lui permettent de « voir » ses cadets. Arnth en devient complètement addict et sombre encore plus dans la drogue et l’alcool quand la princesse (qui ne partageait pas ses sentiments) se marie avec un tahora.

C’est à ce moment qu’Uther lui envoie une lettre. Il a toujours eu un plan pour son fils et le moment est venu. Il doit recruter des guerriers pour le compte de son père sur le royaume Taho’Han, espionner le continent, puis, tuer l’Impératrice et sa fille.
Dès lors, le prince sombre encore plus et prend même ses distances avec Keira et sa fille, alors qu’il considère la petite comme sa nièce.

Un jour, la guerre éclate. Uther est tué par les mains de son fils qui lui en veut de l’avoir manipulé.

Après cinq ans de combat, Keira est déchue et Arnth monte sur le trône puis épouse sa jeune sœur.

Bien des années plus tard, Arnth meurt à son tour, empoisonné par son fils aîné.

J’ai bien aimé cette histoire qui reprend des éléments que l’on connaissait déjà un peu grâce au livre Arcaëlle.

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Say'Ui, main de Morloc

Une jeune mzékils est tombée amoureuse d’une esclave tahora, Hénaïs. Elle savait cette dernière condamnée, cependant, on ne choisit pas vers qui vont nos sentiments.
Hénaïs a été exécutée pour avoir volé une miche de pain à ses maîtres.

L’esprit de la tahora se présente à Say’Ui. Elle lui demande de venger sa mort un jour et de surtout, retomber amoureuse.

Le temps passe. En tant que mzékils de l’Empire Divin, Say doit faire son service militaire. Elle s’y plaît beaucoup et aime son statut de soldat.

La mort de sa bien-aimée l’a rendue froide, dure, et dépourvue de sentiments. Elle grimpe bien vite les échelons jusqu’à avoir le privilège de rejoindre l’armée de la capitale, Alzbey, où vivent le Dieu-Empereur, Morloc, et son fils Zaäkh, âgé de six ans.

Say’Ui est redoutable et sans pitié. C’est elle qui interroge les arcaėlliens en utilisant la force et elle n’a aucune pitié. (Elle a vite oublié qu’elle a aimé une personne du peuple qu’elle torture hein…).

Remarquée par Morloc, ce dernier fait d’elle le maître d’arme de son fils.
Quand l’élève dépasse le maître, Say est envoyée sur le terrain et devient le plus fidèle assassin de Morloc.

Un jour, en pleine bataille, Thaä lui apparaît et lui rappelle la promesse faite. Quand Say reprend conscience de ce qui l’entoure, elle a l’épée de Meÿ’Lindha, l’Énac, sous le menton. La main de Morloc comprend alors qu’il est temps qu’elle tienne sa promesse. Elle jure fidélité à l’Enac et rejoint ses rangs.

Je suis allée relire mes notes d’Arcaëlle mais je n’ai pas l’impression d’avoir croisé une Say’Ui dans l’histoire… 

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Yukan

Cette histoire est contée par une elfe tricentenaire. Yukan était une jeune tahora aux ailes noires (ce qui est, logiquement, impossible).

Hazaö et Thagäel vont devenir parents. À cette époque, tous les nouveaux nés fille tahoras étaient enlevés à leurs parents dès la naissance. Quand Hazaö a senti son bébé arriver en hiver, elle a prié tous les dieux pour que ça ne soit pas une fille.
Confiée au bon soin de la sage femme, son époux offre le gîte et le couvert a un étrange früll, prêtre de Thaä.

Lorsque le bébé sort, la sage femme est désolée : il s’agit d’une fille et, en la mettant au monde, Hazaö a perdu beaucoup de sang. Thagäel va tout perdre… (mais tu vas voir qu’avec la bienveillance dont il a fait preuve à l’égard du prêtre, les dieux vont lui faire un présent :p).

L’apparence du vieux prêtre change : il s’agissait de Thaä en personne. Le Dieu offre à Thagäel la possibilité de faire un vœu. Il demande alors à Thaä de sauver sa fille d’une fille d’esclave. Le dieu embrasse les ailes de la petite qui deviennent noires (je n’ose pas imaginer comment on fait sortir un bébé avec des ailes…). Cette petite s’appelle Yukan et de grandes choses l’attendent.

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Zaäkh

Oh ! Une histoire sur le prince dont tombe amoureuse Meÿ’Lindha :p et ça se passe après leur rencontre, quand il part. Ahhh déjà, ça me plaît de savoir pourquoi il n’est pas revenu, même si je sens que… je ne vais pas aimer ce qui lui arrive…

Il a été fait prisonnier et ses geôliers n’ont pas l’intention de le laisser partir. Hùlickz, son ami, a été assassiné sous ses yeux quelques semaines plus tôt. Il sait qu’il est le prochain.

Sous les coups de matraque, le prince déchu apprend qu’il est devenu papa d’une petite fille. Bon sang je sens que cette histoire va me faire pleurer…

Non mais quoi ? C’est Kai’jad, l’un des généraux de la Resistance, qui est derrière tout ça ? Et sans l’accord de l’Impératrice ? :O Tout ça parce que Zaäkh est un Mzék’han…

Maintenant qu’il connaît le nom de sa fille, il ne reste qu’une chose à faire à la ministre de Mey : le pendre. Sa mort est rapide… 
Eh bien… Cette dernière nouvelle répond aux interrogations que j’avais à la fin du livre principal... Je suis tellement triste pour Zaäkh et Meÿ’Lindha…

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Chronologie

Une fois toutes les nouvelles finies, on a une chronologie des évènements principaux qui se sont passés en Arcaëlle. Pour le coup, peut-être que ça aurait été plus judicieux de le placer au tout début du livre.

En tout cas, c’est fou l’univers qu’a créé Audrey. Avec cette timeline, on croit vraiment que tout est réel :p

Glossaire

Enfin, pour finir le livre, on retrouve un glossaire de tous les termes utilisés (ceux liés au fluide, les peuples, etc).

En conclusion

Les recueils de nouvelles sont vraiment un format que je n’apprécie pas. J’ai besoin de me plonger totalement dans une histoire. Les nouvelles sont trop courtes, ça ne me plaît pas. Je rentre à peine dans le récit que c’est déjà fini.

Néanmoins, je suis ravie de m’être lancée dans cette lecture. À la fin du livre Arcaëlle, j’avais beaucoup de questions restées en suspens. Une nouvelle en particulier dans ce tome y a répondu (et m’a brisé le cœur).

On a un peu de tout comme histoires ici, ça va de la création d’Arcaëlle à un “épilogue” du livre principal, en passant par la naissance de quelques légendes Arcaëlliennes. Bref, c’est une vraie extension du livre de base et on sent à quel point l’univers d’Audrey est dense et riche. D’ailleurs, tout ceci est confirmé par la chronologie hyper précise et le glossaire qui ressemble à une vraie encyclopédie à la fin du livre.

Si tu veux poursuivre ton aventure en Arcaëlle et découvrir davantage cet univers, je ne peux que te conseiller de te plonger dans ce recueil de nouvelles.

OÙ LE TROUVER ?

Le livre est disponible sur :

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