Couverture du livre Ne la réveillez pas d'Angélina Delcroix

Ne la réveillez pas

posté le 24 novembre 2020

Couverture du livre Ne la réveillez pas d'Angélina Delcroix

Ecrit par Angélina Delcroix

Maxime, jeune étudiant de 25 ans, se rend sur la tombe de sa mère. C’est lui qui, il y a un an, l’a retrouvée, égorgée. Un meurtre horrible, resté irrésolu, dont il ne réussit pas à se remettre. Cauchemars et flash-backs le hantent quotidiennement. Christelle, une amie venue le soutenir, remarque sur le côté de la plaque commémorative une étrange inscription : 00F14 – DEBUT DU JEU.

Le même jour, un étudiant est retrouvé mort. Gravé sur sa cheville, un autre code : 02F01. Puis, c’est l’une des policières chargées de l’enquête qui reçoit glissé dans son courrier ce message : « 02F01 : Le deux cherche les uns à travers l’origine. Affaibli. Disparu. Mort ? Le jeu a commencé, que le meilleur gagne, Joy ! »

Qui se cache derrière ce jeu ? Quelles en sont les règles ? Et surtout, qui en réchappera ?

Date de parution : Octobre 2017

Pourquoi j'ai eu envie de le lire ?

En fait, c’est l’histoire de l’enquête suivante du personnage principale qui m’a donné envie de lire ce livre. Mäven a présenté Si je serais grande sur Entre2Livres. Comme ce livre me fait aussi de l’oeil, je me suis dit qu’il valait mieux commencer par le début (et j’ai bien fait !)

Ce que j'en ai pensé

L’histoire commence par un prologue qui nous plonge directement dans le bain, dans des meurtres. Puis on enchaîne avec des chapitres plutôt courts mais dans lesquels il se passe toujours quelque chose.

Cette lecture promet d’être intéressante (d’autant plus qu’elle se passe en France, je trouve ça encore plus immersif).

Au fil de ma lecture

Ne pas ouvrir si tu as l'intention de lire le livre

Comme je l’ai dit plus haut, on ouvre donc le bal avec un prologue. Ici les phrases sont courtes. Ça donne une sensation de stress, d’angoisse. Personnellement, je n’aime pas ce genre d’écriture, mais néanmoins, je trouve que ça reflète parfaitement l’état d’esprit de la personne qui écrit (première personne du singulier, on est “dans la peau de quelqu’un”).

Mine de rien, ça nous plonge tout de suite dans le thriller. J’ai l’impression que la personne qui parle est comme “sous hypnose” (en tout cas, c’est comme ça que je l’ai ressenti).

Et ce prologue se passe en 2 temps : d’abord en Seine-et-Marne où il se rend compte qu’il a tué sa mere, puis dans les Alpes-Maritimes où il a tué une seconde femme (on ne sait pas qui).

A chaque fois qu’il “revient à lui”, il ne se souvient de rien. D’ailleurs, je dis qu’il a commis des meurtres, mais en réalité, je n’ai aucune preuve, si ce n’est le sang sur ses vêtements et sur ses mains (même si pour celui dans les Alpes-Maritimes, il “se réveille” sur la scène de crime).

A chaque fois qu’il reprend conscience, il va à la rencontre d’un homme, probablement celui qui tire les ficelles. Il appelle son poulain “Numéro 10“. Il n’arrête pas de lui répéter qu’il a réussi la mission et que tout ceci est un jeu.

J’avoue que ce début de livre me fait penser à la saga de films Saw. En tout cas, ça me plaît, même si je n’aime pas cette écriture, ça me plaît, et je suis rassurée de voir que la suite n’est pas écrite de la même façon que le prologue (on part dans une narration extérieure).

Partie 1.

Pas de temps mort. Cette première partie commence directement avec une scène de crime en Seine-et-Marne. On y rencontre 3 flics, dont Joy qui est probablement l’un des personnages principaux (c’est celle du résumé :p) et la médecin légiste, Andréa. Une équipe “classique” pour une scène de crime quoi. Ils commencent leur enquête.

Paf ! Changement total de décor. Dans le chapitre suivant, nous sommes à Villefranche où Maxime pleure sur la tombe de sa mère morte un an plus tôt (je crois que c’est la femme dans le prologue). Personnellement, je suis persuadée que Maxime est en fait Numéro 10 et qu’il ne se souvient pas de ce qu’il a fait…

Quoi qu’il en soit, son amie Christelle qui l’accompagne pour ce jour particulier, voit un truc bizarre sur la tombe. Une fois Max parti, elle appelle l’inspecteur qui était chargé de l’enquête à l’époque pour lui montrer l’inscription. Il s’agit d’un code. Le même genre de code que celui retrouvé sur la victime de Seine-et-Marne. Est-ce que le tueur de la mère de Maxime a recommencé ? L’inspecteur (accompagné malgré lui de Christelle) interroge les employés du cimetière. Ceux-ci leur dit que Maxime est reparti avec une plaque de la tombe de sa mère quelques jours plus tôt… Donelli (= l’inspecteur) part à sa rencontre pour l’interroger.

Nouveau chapitre, nouveau lieu. On se retrouve dans la peau de Numéro 10 qui est dans un long couloir avec des portes à droite et à gauche. Derrière chacune d’elles se trouve une victime. On y découvre Numéro 11 et on va bientôt rencontrer Numéro 4.

Fiou ! Ça commence vite dis donc. Mine de rien, tu as déjà un petit travail psychologique qui se met en place. D’un côté tu es dans la peau d’un flic, de l’autre dans la peau d’un tueur en série (ou de son pantin).

Oh ! J’étais sûre que Numéro 10 était Maxime mais maintenant, eh bien j’ai un doute. En effet, Numéro 10 a assommé un mec vers 1h du mat dans un parking. Il le met dans son coffre de voiture, et envoie un texto.

Christelle reçoit vers 1h30 un message de Maxime qui lui dit qu’elle vient d’entrer dans le jeu et lui dicte la première règle : “ceux qui rentrent dans la partie ne peuvent pas la quitter avant la fin“. Une part de moi reste persuadée que Numéro 10 est Maxime, et une autre doute à présent (vu qu’on peut penser que le mec dans le coffre est Maxime…).

Passons à la rencontre de Numéro 4. Au début du chapitre, on ne sait pas s’il s’agit d’un homme ou d’une femme. On sait juste que lui ou elle partage sa cellule avec une femme et, mine de rien, dans ce lieu bizarre, une tension étrange est palpable. Est ce que c’est une sorte de concours ? Est-ce que, parmi c’est deux-là, celui qui tue l’autre entre dans la partie ? Est-ce que ce sera Numéro 4 ? En tout cas, on ne sait pas ce qui se passe dans ce couloir, mais là femme est terrifiée !

Ah oui ! A la fin du chapitre, on apprend grâce à l’accord d’un mot que Numéro 4 est un homme.

Oh ! Dégueu ! Pouah ! Faut vraiment avoir le coeur bien accroché quand tu lis tout ça. Numéro 10 est un vrai psychopathe : il prend plaisir à torturer ses victimes.

Tiens d’ailleurs, au passage, je me demande si les ” numéros” ne sont pas des joueurs plutôt que des victimes. Enfin, quoi qu’il en soit Numéro 7 est morte et dans des circonstances horribles…

De retour en Seine-et-Marne avec les gendarmes qui partent sur une nouvelle scène de crime (celle de Numéro 7). Un nouveau code est écrit avec du sang sur un rideau.

Donelli reçoit un colis : le crâne de Léo sur lequel est gravé un code. Il appelle Joy pour tout lui expliquer. Là, elle fait le rapprochement : il semblerait que les nouveaux meurtres soient “liés” à la première affaire confiée à Joy : une affaire non résolue de disparition d’enfant. Le tueur semble vouloir que Joy et Donelli travaillent ensemble. On découvre un peu plus en détail cet affaire et on connaît leur passé : Donelli était le beau-père de Léo, l’enfant disparu. Il a mené son enquête en parallèle de celle de Joy mais ça n’a rien donné. Il s’est éloigné de sa femme, Isabelle (qui était la mère de Léo) ; cette dernière s’est suicidé un soir en utilisant l’arme de service de son époux.

L’équipe de gendarmes essaie de comprendre la signification des codes retrouvés. Joy a une explication possible : peut-être sont-ils en rapport avec les expériences scientifiques commises par les nazis durant la seconde guerre mondiale ? La femme a fait sa thèse de fin d’étude là-dessus quand elle était en fac de psycho. Le tueur connaît-il son mémoire ? L’a-t-il en support ? Elle file chez ses parents pour récupérer son rapport.

Nous voilà de retour dans le “couloir”. On y apprend que le jeu a déjà plusieurs joueurs et qu’ils se voient chacun confier des missions à réaliser. D’ailleurs, la seconde règle du jeu est la suivante : les missions sont obligatoires. Si tu refuses la mission que tu reçois, tu es puni. Là, une ampoule s’allume dans ma tête : est-ce que la torture des joueurs (et leur mort) ne serait pas une punition parce qu’ils ont refusé de faire une mission ou l’ont ratée ?

On découvre le genre de missions qu’il peut donner ;  le “Maitre du Jeu” demande à Numéro 4 de coucher avec sa “colocataire” de cellule et, en seconde mission, de retirer le second rein de Numéro 11 (que le Maître du Jeu vient de torturer en lui retirant un premier rein alors qu’il était conscient…). C’est flippant, c’est dégueu, c’est prenant 😮

A ce stade de ma lecture, je suis totalement absorbée par le livre. Du coup, tu verras que la suite est moins étoffée parce qu’en fait, je vais surtout écrire mes ressentis, mes impressions, mes pensées quant à cette enquête et à la série de meurtres.

Oh ! Adrien, cet ex, pervers, manipulateur qui l’avait roué de coups et qui aurait probablement tué Joy si sa meilleure amie et d’autres étudiants n’étaient pas intervenus… Il a écopé de 3 ans de prison. Est-ce qu’il est sorti ? Serait-ce lui le MJ qui voudrait se venger de Joy ?

Bon bah… J’me suis plantée. Maxime n’est pas Numéro 10 puisqu’il semblerait que ce soit Numéro 4.

En tout cas, je note un truc : pour le moment, à chaque fois qu’on en sait plus sur une victime, elle a 25 ans. Là, on nous présente Jérôme Florac. C’est sa première enquête et c’est un petit con pistonné par son père. Il a 25 ans. Est-ce que c’est un futur joueur ?

Partie 2.

Numéro 10 semble prendre conscience de ce qu’il a fait et est totalement perdu… Je reste toujours persuadée qu’il est comme sous hypnose…

On assiste à la mort de Numéro 9 qui s’appellait Julia. Elle est morte par hypothermie dans un congélateur…. Le tueur suit toujours la thèse de Joy. L’équipe est toujours à 2 doigts de le chopper, mais le “Maitre du Jeu” a toujours une micro avance d’avance (c’te remarque…)

Un nouveau message codé arrive dans une lettre à destination de Joy. Celle-ci comprend la “carte” du tueur : elle sait où sera le prochain corps.

J’aimerai souligner un truc : Joy est hyper forte. Elle arrive à se mettre dans la peau du tueur, à penser comme lui, à “voir” comme lui. C’est la profileuse dans l’équipe.

Toute l’équipe part donc sur le lieu indiqué par Joy. Là-bas, ils trouvent Maxime inconscient (c’était lui le corps indiqué dans le message dans la lettre).  Il est très déshydraté. Cela dit, un truc cloche : à ce stade, c’est un corps en hypothermie qu’ils auraient dû trouver (nous avons vu la mort de Julia du point de vue du Maitre du Jeu, mais le corps n’a pas encore été découvert par les policiers). Une chose est sûre : le tueur a accéléré ses crimes

Maxime est envoyé à l’hôpital, il s’en sortira quasiment indemne. Cela dit, on découvre la présence dans son sang d’une protéine qui, à forte dose, rend amnésique. Il ne pourra donc pas aider les enquêteurs à son réveil : il ne se souviendra de rien.

Joy se rend compte que ça cloche. Elle décide de reprendre le message reçu. Ici, elle fait un truc qu’elle a appris en psycho : lire le message sans ponctuation, sans détacher les mots. Elle arrive à y lire une autre phrase, un autre indice pour trouver le corps de la victime d’hypothermie.

A ce moment, il y a 2 choses à noter :

  1. le tueur a des connaissances en psychologie
  2. il a utilisé “mon oiseau” dans son message : c’est de cette façon qu’Adrien appelait Joy quand ils étaient ensemble.

Etant donné que Joy a rencontré Adrien en fac de psycho, je pense de plus en plus qu’il s’agit du Maître du Jeu, d’autant plus qu’on apprend qu’il est libre depuis une dizaine d’années (pour rappel, la première victime victime était Léo, 5 ans auparavant).

L’équipe fonce donc sur une autre scène où se trouve peut-être Julia. Effectivement, il la découvre morte dans le congélateur, et le tueur a filmé toute la scène.

Les crimes s’enchaînent trop vite. Joy n’a pas le temps de vraiment les analyser pour trouver les liens, le fil rouge entre eux. C’est justement ce que veut le tueur : l’empêcher de prendre le temps d’observer. 5 jours, 5 scènes de crime.

J’étais persuadée que le tueur ne s’en prenait qu’à des gens de 25 ans, mais l’une des victimes en avait 37… Tout le monde peut-il être une cible ? Quel est le lien entre les victimes ?

Ça se complique. Je pensais que Numéro 4 était Maxime (donc la victime qui est à l’hôpital). Mais, me voilà de nouveau de retour avec lui dans la cellule… D’ailleurs, le Maître du Jeu annonce la troisième règle : si tu ne tues pas, tu meurs.

Numéro 4 va rencontrer son père (qui l’a abandonné pendant la grossesse de sa mère). Le Maître du Jeu va les laisser seuls sans eau pendant plusieurs jours. Ils disposent chacun d’un code qui va leur permettre d’ouvrir une trappe au bout de 3 jours. Néanmoins, cette trappe ne contiendra assez d’eau que pour 1 personne… L’un des 2 va devoir mourir.

Au début de cette épreuve, ils essaient de bosser ensemble pour se sauver. Mais finalement la déshydratation leur fait perdre la boule. Ils essaient de s’entretuer et, accidentellement, Numéro 4 tue son père. Juste après, la trappe se verrouille et, quand Numéro 4 l’ouvre, elle contient un robinet d’eau courante et 2 verres. Le tueur s’est joué d’eux.

Du côté des policiers, ils ont une piste qui relie tous les crimes à une ancienne affaire de Donelli. Celle-ci concernait Malbert, un homme qui s’est pendu. Les policiers en charge de l’affaire ont conclu à un suicide, mais une chose dérangé l’inspecteur qui a continué d’enquêter : les pieds de la victime étaient attachés (Joy avait noté un peu plus tôt que c’était la signature du tueur). Peu de temps après, quelqu’un a enlevé son fils. Est-ce que c’était un moyen pour le faire taire et l’empêcher de creuser davantage ? En tout cas, il semblerait que toutes les victimes soient reliées à cette affaire.

Tiens tiens tiens…. Il semblerait que le psy de Joy soit le même que celui de Malbert. Est-ce que c’est lui le tueur ? Pour être honnête, il m’avait semblé louche lors de leur première rencontre. Il posait des questions bien précises et je m’étais dit que c’était possible… Puis, là on se rend compte qu’il connaissait Malbert (Joy n’est pas au courant de ça), il connait bien la policière (qu’il a suivi lors de l’enquête sur l’enlèvement de Léo), il connaît son passé (et donc l’existence d’Adrien)… ça parait plausible.

Après une dispute avec Barrère (= son supérieur qui est sur l’enquête également), Joy a pété un câble et s’est barrée.

Dans la soirée, elle appelle Donelli (avec qui elle a couché) et lui laisse un message vocal. On dirait qu’elle lui raconte le meurtre de Léo. C’est elle qui l’a tué ? Pouah ! J’suis paumée là… J’y comprends plus rien :/

Elle appelle Barrère pour lui dire qu’elle est au cimetière et qu’elle a fait une “connerie”. Quand Donelli et lui arrivent sur place, ils découvrent le cadavre d’une femme (nue, étranglée, avec les tibias enlevés, les jambes enflées et pleine de pu). Ils trouvent également une lettre qui parle d’une fille qui est née le même jour que Joy est d’un garçon à naître. On dirait que la femme en veut à Joy d’être née car le père de son enfant est le père de Joy et qu’il a mis fin à leur relation à la naissance de sa fille.

Le Maître du Jeu va voir Numéro 10 à l’hôpital. Ahhhhhh j’avais raison depuis le début ! Maxime est Numéro 10 ! D’ailleurs, à la façon dont Maxime en parle, on dirait que le Maitre du Jeu travaille à l’hôpital et que ce n’est pas la première fois qu’il le voit du coup… Ça colle avec mon histoire du psy non ? (J’suis pas une si mauvaise détective non ? :p )

Bingo ! J’avais aussi raison pour le psy ! On sait que c’est lui et qu’il va s’en prendre à Joy. Il faut vite la retrouver !

Pendant ce temps, Joy a bel et bien été enlevée. Elle est attachée, ses pieds et ses mains étant reliés dans son dos. Elle est dans une fourgonnette avec un bandeau sur les yeux et des écouteurs dans les oreilles. Une bande sonore passe en boucle lui disant que c’est elle la meurtrière et repassant exactement le même message vocal que celui qu’elle a laissé à Donelli. Le psy lui dit qu’elle a avoué ça quand elle était  sous hypnose et qu’il l’a forcé à tout  oublier.

Je suis persuadée que tout est faux : il a dû la forcer à réciter cette histoire et maintenant, il veut lui faire perdre la tête…  cela dit, si c’est vrai, ça colle avec le titre du livre. On apprend qu’il emmène Joy chez ses parents.

Pouah pouah pouah ! Ben et Florac se rendent dans la résidence secondaire du psy. Là-bas, ils retrouvent des dossiers avec les numéros des joueurs, leurs missions et les différents codes utilisés. Ils retrouvent aussi Numéro 4, toujours dans sa cellule avec le cadavre de son père. Au vue de leur réaction, je me demande s’il est possible que Maxime ait un frère jumeau ? Hum… bah non. Apparemment Maxime est fils unique. Cela dit, dans la thèse de Joy, le dernier point parle de recherche génétique sur des jumeaux. J’avoue que j’ai pas tout compris là…

Chez Joy, on découvre que le psy est l’enfant de la lettre découverte au cimetière et qu’il est le frère de la policière (enfin le demi-frère : ils ont le même père) . Il veut se venger de l’abandon de son père et aussi du fait que sa mère voulait le tuer avant même sa naissance. Dans l’esprit de Joy, toutes les pièces du puzzle s’emboîtent, tout s’éclaire.

Mais le psy n’en a pas fini avec elle. Il la regarde dans les yeux. A ce moment, j’ai l’impression qu’elle est plongée sous hypnose. Il lui donne une arme pour tuer leur père. Le Chapitre se finit comme ça… Grrr !

Dans l’autre partie de l’histoire, on apprend que le “faux” maxime est en voiture avec Christelle et celle-ci ne répond plus au téléphone. En fait, je trouve qu’on a vite oublié qu’elle avait reçu un texto lui informant qu’elle était entrée dans le jeu….

Les deux amis s’arrêtent dans hôtel-restaurant et partagent la même chambre. Christelle dort. Maxime va dans la salle de bain, mais, à cause de son amnésie, quand il se regarde dans le miroir, il ne se reconnaît pas. Il sort le portable que la personne de l’hôpital lui a donné. Il a 2 messages. Le premier c’est le symbole. Il tombe en hypnose. A ce moment, quand il se regarde dans le miroir, son visage a changé, il est devenu plus dur, plus sombre. Le second message lui dit qu’il a une nouvelle mission : terminer le jeu, et ce message est accompagné d’une photo de la jeune femme. Il doit la tuer ! (ça risque d’être compliqué car, depuis sa rencontre, il tombe petit à petit sous son charme…).

Quand Barrère et Donelli arrivent dans la cave, ils aperçoivent le père de Joy inconscient et du sang s’écoule de sa chemise. Joy a encore son revolver pointé vers lui. Alors que les gendarmes tentent de lui faire entendre raison, elle pivote et tue Tardieux (le psy). On sent qu’elle n’est pas elle-même.

Rolala ! On sent que la fin du livre est proche. Les chapitres sont courts. Tout s’enchaîne, ça s’éclaire petit à petit, et pourtant, il y a toujours du doute…

Retour à l’hôtel. “Maxime” n’arrive pas à tuer Christelle qui s’est réveillée quand il allait passer à l’acte. Maxime pète un câble ; on sent qu’un conflit entre ses 2 “personnalités” est en cours. Pour se protéger et protéger son amie, il s’enferme dans la salle de bain.

Au poste, l’histoire s’éclaire un peu plus. On découvre ainsi que Maxime a un frère jumeau, Yann. Malbert était le gynéco de sa mère et il lui a fait croire qu’elle n’attendait qu’un seul enfant. Il l’a manipulé pour qu’elle accepte d’accoucher chez lui et, le jour J, il lui a volé un de ses fils pour “l’offre” à sa fille Colette qui était célibataire et s’était vu refuser une demande d’adoption.

Grâce au document retrouvé chez Tardieux, les gendarmes concluent que Yann est Numéro 10 ; c’est lui celui qui est avec Christelle.

Au final, quand on les “écoute” parler, personne n’est vraiment sûr que Joy ait tiré sur son père. Eh oui, Tardieux a aussi des traces de poudre sur les bras. Ben est persuadé qu’elle a été manipulée, tout comme il est sûr que le psy l’a poussé à raconter l’histoire de Léo mais qu’elle n’y est pour rien. En effet, sur la feuille de missions qu’ils ont trouvé, il est indiqué “échec” en face de la ligne où Joy devait tuer Léo.

On apprend aussi que le père de Joy n’est pas mort mais qu’il est dans le coma. La balle a évité de justesse son cœur mais a perforé son poumon et a fait beaucoup de dégâts.

Malgré tous les arguments de Ben pour innocenter son amie, tout le monde la pense coupable…

Yann semble pris en charge par une cellule psychologique (en fait, il est en HP) qui ont compris la manipulation mentale à laquelle il a été confronté.

Le psychologue qui l’a évalué s’entretient avec Barrère et lui explique tout. On comprend ce que Tardieux a fait et pourquoi. On apprend également que, même sous hypnose, on ne peut pas te forcer à faire quelque chose que ta morale refuserait (Freud a appelé ça le surmoi), ce qui explique pourquoi Yann n’a pas réussi à tuer Christelle (il s’était attaché à elle). Le psy affirme au gendarme que Joy n’a donc pas pu tuer son père.

Le livre se termine sur un épilogue, 2 mois plus tard. Joy reprend le travail même si elle est toujours marquée par cette histoire (en fait, ça lui arrive même de douter de sa propre innocence). Son père est sorti du coma et a raconté ce qu’il s’est passé.

Le jour de son retour au boulot, elle appelle Donelli (qui est de retour à Nice) pour lui annoncer qu’elle est enceinte. L’inspecteur sous-entend qu’elle doit avorter…

On retrouve aussi Yann qui suit toujours son traitement à l’hôpital psy. Il y a de réel progrès qui sont à noter, cependant, l’image sur la carte n’est pas la seule chose qui le fait entrer en transe…

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En conclusion

Avant de te donner mon avis final sur le livre, eh bien sache que ça m’a fait rire de relire mes notes “au fil de ma lecture. En fait, quand tu lis ce genre de livre, tu te mets dans la peau d’un inspecteur qui mène sa propre enquête, qui fait des conclusions et qui a des suspects. C’est exactement ce que j’ai fait ! Bon évidement, je m’emballe vite mais, mine de rien, certains de mes conclusions étaient bonnes 😮 Est-ce que je devrais me reconvertir ?

Bref ! Parlons du livre, on est là pour ça après tout. Eh bien j’ai adoré ! Ce n’est pas du tout le genre de chose que j’ai l’habitude de lire, mais là, j’ai totalement été dedans.

En règle générale, chaque chapitre correspond à une scène différente, mais ça  n’est pas dérangeant parce qu’il n’y a pas des milliards de lieux ni des milliards de personnages.

En gros, tu as 3 “décors” :

  • la Seine-et-Marne, avec Joy et les gendarmes qui enquêtent sur les crimes ;
  • les scènes de crimes quand c’est le tueur qui agit ;
  • On-ne-sait-pas-où où sont tous les “joueurs”.

On jongle avec ces 3 scènes entre chaque chapitre. Mais rassure-toi, dès le début, tu sais tout de suite dans quel “décor” tu es.

Tout au long du livre, j’ai fait des suppositions (parfois, mon esprit tordu s’imagine des trucs). Je trouve que l’auteure arrive à te faire douter de tes conclusions, à te faire changer d’avis, de suspects, etc… Bref ! C’est bien écrit, c’est parfois dégueu, et c’est hyper prenant ! Je ne regrette absolument pas de m’être lancée dans cette lecture 🙂

Où le trouver ?

Le livre est disponible sur :

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