Couverture du livre Raiponce de la série Les Contes Interdits de LP Sicard

Raiponce – Les Contes Interdits

posté le 26 septembre 2021

Couverture du livre Raiponce de la série Les Contes Interdits de LP Sicard

Ecrit par Louis-Pier Sicard

Par cette réécriture horrifique du conte célèbre Raiponce, engouffrez-vous au coeur d’un abîme où les masques de monstre et de victime couvrent le même visage ; où tous, y compris les sauveurs, n’échappent pas aux règles qui dictent l’abomination humaine.
Un incendie mortel dans un hôpital psychiatrique pour enfants.

Des jeunes femmes qui disparaissent de manière inexpliquée.

Une adolescente capturée à son tour par un être défiguré qui se plaît à lui brosser sauvagement les cheveux au creux d’une mine désaffectée.

Un chasseur psychopathe découvrant par hasard le repaire du monstre.

Et l’horreur sanglante qui s’englue dans les mèches blondes de ce trophée vivant.

Date de parution : Février 2019

Pourquoi j'ai eu envie de le lire ?

Comme avec Peter Pan, je ne sais pas trop a quoi m’attendre avec ce livre et le résumé me laisse un peu perplexe. La seule chose que je sais, c’est que ça va certainement être dégueu… J’espère tout de même que ça ne le sera pas trop, parce que dans le dernier Contes Interdits que j’ai lu, il y avait quand même des scènes dans lesquelles j’avais dû faire des pauses tellement c’était horrible

Ce que j'en ai pensé

Au fil de ma lecture

Ne pas ouvrir si tu as l'intention de lire le livre

Paul et Rob sont deux amis emmerdeurs =) Ils aiment faire chier les gens en faisant du bruit avec leur pick-up. Les 2 quarantenaires sont insolents et obscènes avec les jeunes femmes. Néanmoins, ils sont, à mon sens, trop lâches pour écouter les répliques des passants dérangés.

C’est la saison de la chasse. Les 2 comparses sont de la partie, mais cette année, il semble y avoir peu de chasseurs pour l’occasion. D’ailleurs, même les habitants du coin ont l’air d’avoir déserté.

Apparemment, il s’est passé des affaires étranges dans les alentours. Celles-ci concernent des jeunes filles de 11 à 21 ans qui ont disparu. D’ailleurs, en parlant de jeunes filles, Rob a un sacré tableau de chasse sur lequel figure pas mal de mineurs j’ai l’impression.

Après une vingtaine de minutes à rouler dans la forêt, les 2 hommes s’arrêtent, mettent leur équipements sur le dos et font les derniers kilomètres jusqu’à leur cabanon a pied.
Une bonne heure plus tard, les voilà au pied de l’arbre dans lequel se trouve leur cachette.

Rob est chelou… Il surkiffe son flingue de chasse et il adore ressentir le pouvoir entre ses doigts, celui de pouvoir retirer la vie d’une simple pression de l’index sur une gâchette. C’est quand même pas lui le mec qui s’en prend aux jeunes femmes disparues ?

L’alcool aidant, la discussion prend la direction d’un incendie criminel qui a eu lieu quelques années plus tôt. Le pyromane avait tout planifié pour que personne ne s’en sorte vivant. Néanmoins, des traces de pas ont été trouvées dans la boue s’éloignant de l’orphelinat. Le coupable ? Un survivant ?
Oh… L’orphelinat était en fait un hôpital psychiatrique pour enfants. Je crois que Paul flippe de se retrouver ici avec ces histoires de disparition dans la région depuis quelques mois.

Rob me fait flipper. Quand il a bu, il devient violent avec les femmes, prenant son pied en les étranglant. Cependant, il regrette de n’avoir jamais osé aller jusqu’au bout… Bah voyons :/

Je le sens mal. Un chevreuil s’est approché de la cabane. Les chausseurs lui ont tiré dessus, mais n’ont réussi qu’à le blesser. Les voilà à présent dans la forêt, une lampe sur le front, à traquer leur proie.

Rob retrouve la bête et lui tire dessus. On a alors le droit à une description de la bête agonisante. Je déteste la chasse. Je hais cette idée de tuer des animaux pour le plaisir… Du coup cette partie du livre me répugne et me fait mal au cœur.

Ah mais il est vraiment horrible ce Rob ! Alors qu’il joue avec la cervelle et les viscères du cerf, il a une érection et, les mains pleines de sang, il se masturbe. Il est vraiment dérangé 😮 (et effrayant). A l’aide d’un couteau de chasse, il fait un trou dans la carcasse de l’animal, y fourre son sexe et donne des coups de reins jusqu’à l’orgasme qui ne tarde pas…

Rob se fait surprendre par son ami, le pantalon aux chevilles et la verge au garde à vous. Quand Paul demande s’il est devenu malade, Rob attrapé son fusil de chasse et envoie sa dernière balle dans sa poitrine du quarantenaire.

Rob entend le chant d’une femme dans la nuit noire de la forêt. Sans réfléchir, il se précipite vers la voix et arrive en bas d’un mur de pierre. En levant la tête, il aperçoit, dans une ouverture, un visage et un bras qui s’agitent. Quelqu’un est-il prisonnier du mur ? 

Malheureusement pour la jeune femme, Rob voit sa présence comme un signe de la Providence. Enfin, il va pouvoir assouvir son désir et aller jusqu’au bout. D’ailleurs, ça se concrétise quand, non loin de lui, il voit une ouverture dans le mur…


On suit à présent Jacinthe, une jeune femme qui n’a plus sa mère. Cette dernière a, selon les dires de son père, perdu la raison, envoûtée par les fleurs de la voisine.

Eh bien, l’histoire de l’arrivée de la voisine racontée par le père de Jacinthe me laisse penser que cette histoire est liée à celle de l’orphelinat qui a brûlé. Je me demande si la mère de la jeune femme n’a pas tout simplement disparu en fait…

La voisine, installée depuis 3 mois à côté de chez eux, semble invisible. Personne dans le village ne l’a aperçu. Pour lui souhaiter la bienvenue, Richard, le père de Jacinthe, va frapper à la porte. Personne ne vient, il n’entend rien, si ce n’est les sanglots d’un enfant. Quand il jette un regard à l’intérieur par la fenêtre, il découvre qu’il n’y a pas de meubles, juste des tonnes et des tonnes de fleurs, de toutes variétés. Puis les sanglots s’arrêtent et un enfant vient lui ouvrir la porte. C’est une fillette. Elle est défigurée (nez quasi absent, lèvres et peau pendantes, …).
Avant que Richard n’ait le temps de dire quoi que ce soit, une main tire l’enfant en arrière et referme la porte, laissant l’homme sur le seuil.

Après cette scène, la femme sortait chaque nuit pour arroser une étrange et envoûtante plante violette.
Observant la sortie nocturne, Richard a trouvé à ses pieds l’une de ces fleurs fanées qu’il a amenée chez lui où dormait sa femme et sa fille.

Au petit matin, son épouse sent la fleur. A partir de ce moment, elle en voulait plus. Le parfum de ses pétales est devenu une obsession. C’est devenu une nécessité.  Dans le conte de Raiponce, la femme est enceinte et veut des légumes du jardin de la sorcière d’à côté non ? C’est pas ça l’histoire ?

Une semaine plus tard, ces fleurs ont fait perdre la raison à sa femme. En se précipitant vers le jardin de la voisine et en escaladant la palissade, un pan de sa robe de chambre est restée coincée dans une des mailles de fer. Son vêtement s’est déchiré et elle est tombée lourdement au sol. Elle est morte sur le coup. Depuis, Richard a sombré dans l’alcoolisme et négligé sa fille.

Jacinthe, accompagnée de 2 de ses amis dont les parents ne se soucient pas, Joannie et Tommy, se rendent le 4 novembre à minuit pile sur les lieux de l’hôpital psychiatrique pour enfant ravagé par les flammes quelques années plus tôt.
Beaucoup de rumeurs circulent sur le lieu. Il paraît que le premier garçon à s’y être rendu après un pari perdu avec ses amis aurait été attaqué par un humain. Mais personne ne peut le confirmer, il est dans le coma depuis son attaque.

Jacinthe est la Raiponce de cette histoire j’ai l’impression. Une fillette de 13 ans, aux cheveux très blonds et longs.
Tommy lui, a 15 ans et la jeune fille ne le laisse pas indifférent.

A l’intérieur de l’hôpital, sur les murs, écrit en rouge sang (ou avec du sang directement ?) sont écrits les noms des jeunes filles disparues depuis 2 ans. Néanmoins, cela n’arrête pas leur progression. Ils s’apprêtent à présent à descendre au sous-sol.

En bas des escaliers se trouve une porte en fer, comme s’il s’agissait de l’ouverture d’une cellule de donjon.
Au rez-de-chaussée, des bruits de pas, lents, se font entendre. Il y a quelqu’un au-dessus d’eux… (on va les forcer à se cacher dans la cellule ? ).

Dès que Tommy, armé d’une caméra à vision nocturne repére une femme en haut des escaliers, il poussent ses amis dans la pièce derrière eux et referme la porte.
C’est flippant. Des bougies sont allumées dans cette pièce. Étant donné l’aménagement de la pièce, on dirait bien que quelqu’un y vit.

Au centre de celle-ci se trouve une chaise. Quand Joannie l’éclaire, les 3 jeunes gens s’aperçoivent qu’elle est encore dégoulinante de sang. Des cordages sont attachés aux accoudoirs qui sont marqués par des traces d’ongles.

Joannie continue son inspection en s’approchant des cuves rouillées. Au milieu des cendres, elle remarque dans celles-ci des ossements.

Quand les pas s’approchent de la porte et que la personne tente de l’ouvrir, les adolescents fuient dans un corridor attenant. Cependant, le couloir a des pièges à loup disposés sur le sol. Tommy se retrouve piégé dans l’un d’eux.

La personne les a retrouvés. Elle est défigurée ; certainement une victime des flammes au vu de la description. Mais ce n’est pas son visage le plus effrayant : elle tient dans chaque main des couteaux de boucher à la lame tranchante.

La forcenée assassine sauvagement Joannie et Tommy. En revanche, elle est fascinée par les cheveux d’or de Jacinthe. Elle l’assomme et l’emmène vers l’escalier du sous-sol.

Quand la jeune fille reprend connaissance, elle est ballottée sur les épaules de la meurtrière qu’il l’emmène, on ne sait où, dans la forêt.
Après un moment où elle a même été traînée, la voilà à présent prisonnière dans une pièce en pierre. Je suppose que c’est la tour que découvre Rob (et donc, cette partie de l’histoire se déroule avant la précédente, avant que le chasseur ne la retrouve).

Une autre jeune fille, Pétunia, est prisonnière de la cellule d’à côté. On apprend qu’au moins 3 filles sont passées dans la chambre de Jacinthe avant elle et que leur geôlière (que Pétunia appelle la sorcière) semble avoir une fascination pour les cheveux. Ceux de la jeune fille sont roux et elle doit les brosser.

Ah mais en fait, c’est « la sorcière » qui brosse les cheveux, comme un enfant le ferait avec sa poupée (j’entends par là qu’elle le fait avec la même délicatesse qu’un enfant). A chaque coup de brosse, la tête de Pétunia part en arrière et elle retient un cri de douleur.

Puis c’est au tour de Jacinthe. Avec tout ce qu’il s’est passé, sa chevelure est bien emmêlée et sa tortionnaire n’y va pas de main morte. Bien vite, la jeune fille sent le sang de son cuir chevelu couler. Bon nombre de mèches de cheveux sont arrachées…. J’imagine que toi comme moi, on sait ce que ça fait de se retrouver face à un nœud quand on se fait les cheveux et qu’on tire dessus « sans faire exprès« … Imagine ce que doit ressentir Jacinthe 🙁

Pétunia sait que son tour va bientôt venir. Alors, avec un dernier espoir, elle crochette, à l’aide de sa carte d’identité cachée dans son soutien-gorge, sa porte et essaie, une fois de plus de s’enfuir. La dernière fois, la sorcière lui est tombée dessus et lui a arraché un œil. Néanmoins, la jeune femme de 18 ans se sait condamnée. Alors, elle tente le tout pour le tout. 
Dans sa fuite, Pétunia se rend compte qu’elle et Jacinthe ne sont pas les seules prisonnières. Impossible cependant de savoir combien elles sont. Elle sait qu’elle ne peut pas toutes les sauver, alors elle fuit, se promettant de revenir avec les secours.

Leur prison est un vrai labyrinthe...Après de longues minutes à déambuler dans le dédales, à éviter les pièges et les cadavres, Pétunia arrive dans une chambre abandonnée d’enfant. Il s’agit de celle de leur tortionnaire, la jeune femme y découvre un cadre avec une photo de la sorcière enfant, quand son visage était encore non marqué par l’accident.

Oh mais quelle naze ! Quand elle entend la sorcière s’approcher de la chambre, au lieu de refermer la porte ou de se bouger pour se défendre, Pétunia fonce se cacher sous le lit. Évidement, elle n’a pas tardé à être découverte.

Le monstre la traîne dans le dédale et l’attache sur une chaise dans une pièce inconnue de Pétunia. Cet endroit détient les trésors du monstre : des scalps de ses victimes qu’elle prend plaisir à enfiler telles des perruques.
La longue et belle chevelure rousse de Pétunia va rejoindre les autres. La scène de scalpation est horrible… Décrite dans les moindres détails, on ressent la douleur de la victime en même temps qu’elle.

La sorcière, vêtue du scalpe de Pétunia, va déposer une miche de pain et un verre d’eau à Jacinthe. Cette dernière comprend alors les desseins de la sorcière. Pour gagner du temps, elle casse le verre et utilise un morceau pour se couper quelques centimètres de cheveux. Pétunia lui avait dit que la longueur que la sorcière attendait se situait dans le bas du dos.
La jeune fille se crée ensuite un poignard artisanal avec le morceau de verre et un bout de bois retiré de la porte, qu’elle attache ensemble à l’aide d’un bout de tissu de la couverture de sa cellule et de la cire de la bougie.

Quand elle aperçoit, par sa petite ouverture vers l’extérieur, sa geôlière qui s’éloigne, Jacinthe estime que c’est le bon moment pour partir. Elle défonce sa porte, désamorce le piège devant celle-ci et sort. Néanmoins, contrairement à Pétunia, elle prend le temps de libérer les 3 autres jeunes femmes/filles présentes dans la prison. Oh bah mince alors. Les jeunes filles s’appellent Rose, Marguerite et Camélia. La sorcière ne capture que des personnes avec des prénoms de fleur ? :O

Les 4 prisonnières prennent le chemin du corridor et tentent de trouver la sortie. Elles se trouvent dans une ancienne mine. Est-ce qu’en suivant les rails, elles vont pouvoir atteindre la sortie ?

Elles repèrent un chariot, y montent, et les voilà dans une véritable montagne russe. Leur véhicule de bois s’enfonce dans la mine, allant de plus en plus vite.
Puis, au terme d’une course folle, le chariot s’arrête d’un coup. Un tronc d’arbre est sur les voies. Tel un pieu, il s’enfonce dans le crâne de Rose…
Pour les 3 survivantes, l’arbre est un piège installé là par la sorcière. Protège-t-elle une sortie ? Elles décident donc de continuer leur progression en suivant les rails, dans l’obscurité.

Après une bonne demie-heure de marche, elles arrivent enfin à une issue. Elles s’engouffrent alors dans une crevasse assez large pour passer les unes à la suite des autres. Mais là encore, le passage est piège. Camélia, en tête, ne remarque pas un fil tendu dans lequel elle se prend les pieds. Une pic la projette alors en arrêter lui explosant le crâne contre la pierre. Il n’en reste plus que 2. Plus ça va et plus je me dis que seule Jacinthe va survivre à tout ça et encore, je pense que c’est elle que Rob découvre… Je ne donne pas cher de sa peau finalement.

Jacinthe et Marguerite atteignent enfin l’extérieur où elles sont cueillies par le froid de l’hiver. Elles tournent en rond dans le bois, ne réussissant pas à s’orienter. Puis, elles se retrouvent face à face avec la sorcière qui se ruent sur elles, un couteau à la main, en poussant un cri de colère.
Les 2 filles s’enfuient mais, bien vite, Marguerite est rattrapée et tuée. Jacinthe, dans sa course folle, ne trouve qu’un semblant d’échappatoire : rentrer de nouveau dans la bâtisse de pierre et espérer y semer la sorcière dans le labyrinthe…

Contre toute attente, Jacinthe finit par trouver ce qu’elle considère comme un refuge : son ancienne cellule (elle a perdu tout espoir non ? :/ ).Par la fenêtre de sa chambre, elle appelle à l’aide. Rob est de l’autre côté. Mais à peine l’a-t-elle appelée que la sorcière arrive et la traîne hors de la cellule en lui disant que « c’est son tour« .


Dans la troisième partie du livre, on est de retour avec Rob. Clairement, il n’a pas l’intention de sauver la jeune fille qu’il a entendu… La bête en lui s’est réveillée et elle ne demande qu’à s’exprimer.
Le sourire aux lèvres, son fusil dans la main, il court vers le mur de pierre, pressé de pouvoir s’amuser.

Fiou… C’est stressantOn sait que, quoi qu’il arrive, Jacinthe va mourir. Mais de quelles mains ? Celles de la sorcière qui s’apprête à la scalper ? Celles de Rob qui veut s’amuser avec un autre corps ?

Tentant de gagner du temps, Jacinthe arrive à faire parler la sorcière. C’est elle qui a mis le feu à l’hôpital psychiatrique. Elle qui a barricadé toutes les portes et fenêtres. Subjuguée par les cris, elle est restée quelques instants à les écouter, appuyée contre le mur du bâtiment. Puis une poutre en feu lui est tombée sur la tête…

Alors que la sorcière commence à scalper le jacinthe, le chasseur apparaît dans la pièce. Étant donné ses paroles et ses réactions, Jacinthe comprend tout de suite qu’il n’est pas le sauveur qu’elle espérait.

La sorcière et le chausseur se battent en corps à corps. Jacinthe en profite pour briser la chaise en bois sur laquelle elle était assise et pour se libérer de ses sangles. Cependant, elle marque une pause avant de fuir.
Un coup de feu la sort de sa torpeur. Elle attrape un tournevis sur la table et fuit dans le dédale.
Encore un coup de feu. Quand elle regarde derrière elle, le chasseur est débout, la sorcière gît à ses pieds. Jacinthe reprend sa fuite, poursuivie par Rob. Elle se retrouve dans la chambre de la sorcière, bien vite rejointe par l’homme. Ce dernier la pousse violemment sur le matelas et commence à l’étrangler. Alors que la vie de la jeune fille s’éteint, l’homme se redresse, se cogne contre une étagère et fait tomber une bougie sur le matelas qui s’enflamme. Il relâche alors sa prise pour tenter d’arrêter le brasier. Jacinthe en profite pour tenter de s’enfuir. Mais à quelques pas de la porte, l’homme l’agrippe, la faisant tomber au sol. Il la traîne ensuite hors de la pièce et reprend là où il s’était arrêté.

Puisant dans ses dernières forces, Jacinthe arrive à atteindre le couteau de chasse que Rob porte à la ceinture. Elle arrive à l’extraire de sa gaine et la plante dans le ventre de son agresseur (qui ne s’est rendu compte de rien, trop occupé à l’étrangler). La jeune fille se redresse et tente de fuir. Mais Rob la rattrape par les cheveux. Une poutre enflammée tombe entre eux,  fauche le bras du chasseur, coupe les cheveux de jacinthe. L’homme est écrasé par la poutre. Le feu se propage dans la chevelure de la fillette.

Elle court dans le dédale et, une fois à l’extérieur, se roule au sol pour éteindre les flammes dans ses cheveux. Le feu a brûlé sa magnifique chevelure. Quand elle regarde son reflet dans une flaque d’eau, elle note une forte ressemblance avec son bourreau… Le feu a ravagé sa tête comme il l’avait fait à l’orpheline de l’hôpital. Alors, comme la sorcière l’avait fait avant elle, elle pose le scalpe de Pétunia qu’elle avait emporté sur sa tête…

[fermer]

En conclusion

Je ne sais pas si j’ai aimé ou non ce livre, et j’avoue que c’est assez dérangeant :/

L’histoire est découpée en 3 parties et, tout au long de ma lecture, je n’ai ressenti aucun temps mort. Néanmoins, tout au long du livre, j’ai été stressée et angoissée, craignant pour la vie de Jacinthe. Ce qui m’a dérangée, c’est que la jeune fille n’a que 13 ans, et j’ai du mal avec les thrillers qui mettent en scène des enfants. Bien des fois au long de ma lecture, j’ai oublié son âge, tant j’avais l’impression qu’elle était adulte (que ce soit par rapport à ses actions ou par rapport à ce qu’il lui arrive).

L’histoire en elle-même n’est pas si tordue que ça et paraît même « réelle » je trouve. Cela n’empêche qu’elle glace le sang et que, comme dans Peter Pan, beaucoup de scènes sont à vomir tant elles sont horribles. On se retrouve là dans un véritable thriller gore. Du coup, âmes sensibles s’abstenir…

La fin m’a beaucoup plu parce que je n’avais pas vu venir le dénouement de cette histoire. Je ne l’avais pas du tout imaginé de cette façon et, si tu as l’habitude de lire mes chroniques, tu sais que j’aime être surprise :p

Petit bémol pour finir. Le livre est québécois. De ce fait, il y a parfois des mots ou expressions que je n’ai pas compris. Néanmoins, ça ne m’a pas empêché d’être plongée dans ce livre duquel j’ai souvent eu du mal à décrocher.

Où le trouver ?

Le livre est disponible sur :

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